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Thélyson Orélien nie avoir fait écrire son roman par l’IA et s’excuse pour des plagiats anciens

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Image accompagnant « Polémique Thélyson Orélien : l'auteur de "C'était ça ou mourir" nie avoir utilisé l'IA pour écrire son roman, mais présente ses excuses ».

Dans un texte transmis à l’AFP le 13 octobre, l’auteur de « C’était ça ou mourir » conteste toute rédaction automatisée, tout en reconnaissant des plagiats dans ses publications antérieures. Sa déclaration précise sa défense, sans apporter de preuves de la chronologie d’écriture qu’il avance. [S1] [S10]

Thélyson Orélien répond sur deux fronts, sans leur apporter la même réponse. Dans « Ce roman que j’ai écrit », un texte transmis à l’AFP mardi 13 octobre 2026, l’écrivain canado-haïtien dément avoir fait rédiger « C’était ça ou mourir » par une intelligence artificielle. Il reconnaît en revanche des plagiats commis après son arrivée au Canada et présente ses excuses. La Dépêche du Midi, Radio-Canada et RFI rapportent cette même prise de parole, qui distingue les accusations visant le roman des emprunts à des textes antérieurs. [S1] [S5] [S10]

Une défense centrée sur la rédaction du roman

La déclaration intervient trois semaines après les accusations de recours massif à l’IA générative lancées sur X par le compte « Balance ton Claude ». Elles concernent le roman publié chez Grasset, devenu l’un des succès de la rentrée littéraire française. Orélien les rejette catégoriquement : « aucune phrase de ce livre n’a été créée par une machine », affirme-t-il. [S1] [S10]

Son démenti ne porte toutefois pas sur toute utilisation d’outils numériques. Il admet y avoir recouru ponctuellement pour des recherches, notamment sur des idiomes étrangers. Dans le texte intégral reproduit par BFMTV, il revendique aussi le sens et l’organisation du récit. La distinction qu’il défend est donc celle entre une assistance à la recherche et une délégation de l’écriture ; sa déclaration ne détaille pas les outils employés ni leurs modalités d’utilisation. [S10] [S14]

Pour expliquer la genèse du livre, l’auteur invoque son expérience de l’exil et les histoires d’autres migrants. Il dit avoir commencé à écrire à Laval, au Québec, à l’automne 2017, puis terminé un premier jet en 2019. Il décrit ensuite des suppressions de scènes, des déplacements de passages et des changements de personnages. La Dépêche et RFI soulignent cependant qu’il ne fournit pas d’éléments permettant de prouver cette chronologie. Ces dates restent donc celles qu’il avance pour sa défense. [S1] [S10] [S14]

Des excuses qui concernent des écrits antérieurs

Sur les plagiats, Orélien reconnaît sa responsabilité. Il replace ces faits dans les années suivant son installation au Canada, en 2010, et évoque sa jeunesse, son inexpérience et son admiration pour plusieurs écrivains. Ces explications n’effacent pas, dans ses propres mots, la faute : il qualifie ses reprises d’« erreurs inacceptables » et présente des excuses sans réserve. Franceinfo situe également ces plagiats dans les années 2010. [S10] [S11] [S14]

Le texte intégral mentionne notamment l’influence du « Matin des magiciens », de Louis Pauwels et Jacques Bergier, sans dresser un inventaire détaillé des publications et passages repris. L’auteur reconnaît que l’admiration littéraire ne l’autorisait pas à s’attribuer les textes d’autrui. Ses excuses ne constituent donc ni un aveu de rédaction du roman par IA ni une reconnaissance explicite de plagiats dans « C’était ça ou mourir » : elles concernent ses écrits antérieurs. [S10] [S14]

Une promotion interrompue, des jurys divisés

La controverse a déjà eu des conséquences sur la vie publique du livre. Les Éditions du Boréal, son éditeur canadien, ont annoncé le 25 septembre la suspension de la tournée promotionnelle. Deux jours plus tard, Orélien a également interrompu sa tournée française et regagné le Québec. Sa déclaration apporte désormais une réponse détaillée après cette période de retrait. [S1] [S10]

Les prix littéraires n’ont pas adopté la même position. Le roman a été écarté de la sélection du Goncourt, tandis qu’il demeure en lice pour le Renaudot, rapporte BFMTV. Cette différence de traitement décrit les décisions des jurys ; elle ne tranche pas, en elle-même, la question du mode de rédaction du livre. [S11] [S14]

Ce que la déclaration laisse ouvert

Les médias convergent sur le contenu du démenti et des excuses, mais plusieurs rendent compte du même texte transmis à l’AFP. Leur concordance établit la position publique de l’écrivain, non une vérification indépendante des étapes de création du roman. Les comptes rendus de La Dépêche et de RFI ne présentent pas de pièces corroborant les dates de rédaction annoncées. L’origine des phrases du livre demeure contestée dans les informations publiées. [S1] [S10]

Orélien affirme par ailleurs subir des menaces et un harcèlement raciste, qu’il distingue du travail d’enquête et de la critique, dont il reconnaît la légitimité. Ce sont les violences qu’il dénonce dans sa déclaration. Il demande que son roman soit jugé pour lui-même, tout en admettant que son passé suscite des questions légitimes : une défense qui ne retire rien aux plagiats reconnus et ne suffit pas, seule, à résoudre la controverse sur l’IA. [S14]

Les sources

  1. La Dépêche du Midi · Polémique Thélyson Orélien : l'auteur de "C'était ça ou mourir" nie avoir utilisé l'IA pour écrire son roman, mais présente ses excuses pour des plagiats
  2. Radio-Canada Info · Thélyson Orélien nie avoir eu recours à l’IA, mais avoue des plagiats
  3. RFI · Thélyson Orélien affirme qu'«aucune phrase» de son roman «n'a été créée» par IA, mais reconnaît des plagiats
  4. franceinfo · "Des erreurs inacceptables" : Thélyson Orélien reconnaît des plagiats dans les années 2010, mais conteste l'usage de l'IA dans son roman "C'était ça ou mourir"
  5. BFMTV · « Des erreurs inacceptables » : Thélyson Orélien reconnaît des plagiats mais affirme qu’« aucune phrase » de son roman « n’a été créée » par une IA
  6. Le Monde · Thélyson Orélien nie avoir utilisé une IA pour son roman « C’était ça ou mourir »
  7. 24 heures · Polémique littéraire: Thélyson Orélien nie le recours à l’IA, mais reconnaît être responsable de plagiats
  8. Tribune de Genève · Polémique littéraire: Thélyson Orélien nie le recours à l’IA, mais reconnaît être responsable de plagiats
  9. Sud Ouest · Affaire Thélyson Orélien : « l’expérience que je vis est cruelle », l’auteur reconnaît des plagiats mais affirme qu'« aucune phrase » de son roman « n’a été créée » par IA
  10. Le Progrès · Littérature. Thélyson Orélien reconnaît des plagiats, mais nie les accusations d’usage de l’IA
  11. RTS Info · Thélyson Orélien affirme qu'"aucune phrase" de son roman 'C'était ça ou mourir' n'a été créée par IA
  12. France 24 · "Aucune phrase de ce livre n'a été créée" par une IA, déclare Thélyson Orélien
  13. Le Télégramme · « Une calomnie et une hérésie » : Thélyson Orélien affirme qu'« aucune phrase » de son roman « n’a été créée » par IA, mais reconnaît ses plagiats antérieurs
  14. Europe 1 · Thélyson Orélien affirme «qu'aucune phrase» de son roman «n'a été créée» par IA mais reconnaît des plagiats
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