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Trump écarte son ambassadrice en Grèce, Kimberly Guilfoyle, qui conteste les accusations

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Image accompagnant « Diplomatie américaine: Trump envisage de démettre son ambassadrice en Grèce ».

La Maison-Blanche a demandé le 13 octobre la démission de Kimberly Guilfoyle, mise en cause pour des sollicitations financières et de possibles conflits d’intérêts. L’intéressée dément. À Athènes, l’opposition réclame des explications sur ses relations avec les milieux économiques, tandis que le gouvernement défend la continuité des liens avec Washington. [S3] [S4]

Donald Trump est passé de la menace au départ imposé. La Maison-Blanche a annoncé mardi 13 octobre avoir demandé à Kimberly Guilfoyle, ambassadrice des États-Unis en Grèce, de démissionner. CNN rapporte, en citant un responsable américain, que sa démission formelle a été reçue dans la journée. Cette décision intervient après des révélations sur de possibles manquements à l’éthique, que l’intéressée rejette. [S4] [S5]

Une décision désormais annoncée

Les articles de 24 heures et de la Tribune de Genève présentent encore une révocation envisagée, à partir de déclarations de Trump faites lundi. RFI et Sud Ouest rapportent l’étape suivante : son éviction mardi, puis les réactions grecques mercredi 14 octobre. Ces publications concernent donc la même affaire, à des stades différents. Les deux titres suisses diffusent toutefois le même texte signé Edgar Schuler : ils ne constituent pas deux enquêtes indépendantes. [S1] [S2] [S3] [S4]

Selon RFI, la porte-parole de la Maison-Blanche, Katie Zacharia, a annoncé la demande de démission. Trump a ensuite expliqué ne pas avoir apprécié ce qu’il avait lu, tout en estimant que l’ambassadrice faisait du bon travail. Kimberly Guilfoyle a, de son côté, défendu son bilan et sa réputation dans une déclaration sur X, réaffirmant sa loyauté envers le président. Son départ ne vaut donc pas reconnaissance des faits reprochés. [S4]

Une demande de paiement contestée

Au centre du dossier figurent des échanges avec Eric Deters, un donateur républicain. Selon les révélations du Wall Street Journal reprises par les médias consultés, Kimberly Guilfoyle lui aurait demandé de verser 100 000 dollars à American Express pour régler une facture de carte de crédit. Deters n’aurait pas effectué ce paiement. RFI précise qu’il cherchait parallèlement l’aide de l’administration Trump pour ses problèmes fiscaux. [S1] [S4]

Les versions s’opposent sur la nature de cette sollicitation. Par l’intermédiaire de son avocat, Guilfoyle conteste l’authenticité des messages publiés et soutient que des rémunérations pour des prestations antérieures à sa nomination lui restaient dues. Deters affirme ne plus rien lui devoir. Les avocats de l’ambassadrice ont également déclaré à CNN qu’elle cherchait à recouvrer des honoraires de discours et de conseil, non à monnayer un accès au pouvoir. [S1] [S5]

Un autre volet porte sur des voyages et séjours luxueux qui auraient été financés par des hommes d’affaires grecs. Les articles évoquent notamment des enregistrements rapportés par le Wall Street Journal. Les avocats de Guilfoyle jugent les informations sur ses déplacements trompeuses et assurent qu’elle a respecté les obligations fédérales relatives aux cadeaux et à leur déclaration. Ces accusations restent contestées ; les sources consultées ne présentent aucune conclusion judiciaire les établissant. [S1] [S4] [S5]

À Athènes, une demande de comptes

La controverse dépasse désormais le sort de l’ambassadrice. Le Pasok, principal parti d’opposition grec, demande au gouvernement conservateur des explications sur de présumées ingérences et sur la promotion d’intérêts économiques bénéficiant d’un accès privilégié, notamment dans l’énergie. Syriza reproche également au gouvernement de Kyriakos Mitsotakis son silence. Ces accusations sont celles de l’opposition, et non des constats issus d’une enquête achevée. [S3]

Le gouvernement grec défend une autre lecture. Son vice-président, Kostis Hadzidakis, considère le départ de l’ambassadrice comme une affaire américaine qui n’affecte pas les relations bilatérales. Les enjeux économiques sont importants : Sud Ouest et RFI décrivent le rôle de la Grèce dans l’acheminement du gaz naturel liquéfié américain vers l’Europe orientale et les Balkans. Rien dans ces articles ne permet cependant d’établir que les soupçons visant Guilfoyle ont entraîné un surcoût pour les consommateurs ou invalidé un accord énergétique. [S3] [S4]

Le départ ne clôt pas les questions de responsabilité

Aux États-Unis, des élus démocrates réclament un contrôle parlementaire, notamment sur les intérêts financiers de Guilfoyle et ses échanges avec l’administration. CNN rapporte aussi une enquête de l’inspecteur général du département d’État, sur la foi d’une source informée. L’organisme refuse toutefois de confirmer ou de démentir une enquête, conformément à sa politique habituelle : ce point demeure donc rapporté par la presse, sans confirmation publique de l’autorité concernée. [S1] [S5]

L’enjeu de responsabilité reste distinct de la sanction politique : établir quels paiements ont été sollicités, quels avantages ont été reçus et si des décisions publiques ont favorisé des intérêts privés. Les demandes de documents et d’audition visent à éclaircir ces questions. À ce stade, la démission est rapportée comme acquise, mais elle ne tranche ni les dénégations de Guilfoyle ni les soupçons ayant conduit à son départ. [S1] [S5]

Les sources

  1. 24 heures · Diplomatie américaine: Trump envisage de démettre son ambassadrice en Grèce
  2. Tribune de Genève · Diplomatie américaine: Trump envisage de démettre son ambassadrice en Grèce
  3. Sud Ouest · Grèce : l’ambassadrice américaine renvoyée par Trump provoque une polémique dans la classe politique
  4. RFI · Donald Trump renvoie son ambassadrice en Grèce fragilisée par des scandales en série
  5. CNN · White House ousts Kimberly Guilfoyle as US ambassador to Greece
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