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Israël vote : Netanyahu face au bilan du 7-Octobre et à l’incertitude des coalitions
Les bureaux de vote ont ouvert mardi 27 octobre pour les premières législatives israéliennes depuis l’attaque du 7 octobre 2023. Face à Benjamin Netanyahu, le camp de Gadi Eisenkot réclame une alternance et une enquête sur les défaillances sécuritaires. Les sondages rapportés ne donnent toutefois de majorité claire à aucun bloc. [S1] [S2] [S3]

Les Israéliens ont commencé à voter mardi 27 octobre 2026 pour leurs premières élections législatives depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023. France 24, Blick, la RTBF et Europe 1 décrivent un scrutin dominé par le bilan de Benjamin Netanyahu et la fracture politique du pays. Quelque 7,3 millions d’électeurs sont appelés aux urnes, sans qu’une issue nette se dessine dans les sondages rapportés. [S1] [S2] [S3] [S4]
Un vote pour des partis, puis des négociations
Les bureaux ont ouvert à 05 h 00 GMT et doivent fermer à 20 h 00 GMT, selon les constatations de journalistes de l’AFP reprises par Blick et Europe 1. Les chaînes de télévision doivent ensuite diffuser leurs premières projections. Celles-ci ne constitueront pas les résultats officiels, attendus dans les jours suivants. La forte participation annoncée par les médias israéliens reste, à ce stade, une prévision et non un taux constaté. [S2] [S4]
La coalition de droite et d’extrême droite du Premier ministre et le principal bloc d’opposition, emmené par l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot, sont présentés comme au coude-à-coude. Aucun ne semble assuré d’obtenir les 61 sièges nécessaires à une majorité. Associated Press rappelle que les électeurs choisissent des partis, lesquels négocient ensuite des alliances au sein d’une Knesset de 120 membres. Le scrutin ne désigne donc pas directement le chef du gouvernement et pourrait déboucher sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois de tractations. [S2] [S4] [S6]
Sécurité et responsabilité au cœur du choix
Benjamin Netanyahu défend son maintien au pouvoir en mettant en avant les coups portés au Hamas à Gaza et au Hezbollah au Liban. Il se présente comme le mieux placé pour protéger Israël malgré les défaillances du 7-Octobre. Les témoignages recueillis par la RTBF et Associated Press illustrent cette attente chez certains de ses électeurs : ils lui accordent leur confiance pour assurer leur sécurité. Ces opinions ne constituent pas une appréciation indépendante de son bilan. [S3] [S6]
Le camp de Gadi Eisenkot promet, lui, une commission d’enquête destinée à établir les responsabilités dans les défaillances ayant conduit à l’attaque. Il rassemble notamment les anciens Premiers ministres Naftali Bennett et Yaïr Lapid. Pour les citoyens qui demandent des comptes, cette promesse porte sur un mécanisme concret d’établissement des responsabilités, mais elle n’est pas encore une mesure mise en œuvre. Les opposants de Netanyahu présentent également le scrutin comme décisif pour les institutions démocratiques, dans un contexte de tensions avec le pouvoir judiciaire et de procès pour corruption du Premier ministre. [S3] [S4]
L’alternative ne se résume toutefois pas à une opposition entre poursuite des opérations militaires et abandon de celles-ci. Associated Press rapporte qu’Eisenkot a renouvelé son engagement à démanteler ou détruire le pouvoir du Hamas dans les dix-huit mois suivant la formation d’un éventuel gouvernement. L’agence souligne aussi que la conduite de la guerre à Gaza a peu été débattue pendant la campagne, malgré les critiques internationales mises en avant par les médias francophones. Ces éclairages sont complémentaires : le retentissement extérieur du conflit ne dit pas, à lui seul, sa place dans le débat électoral intérieur. [S2] [S4] [S6]
Liberté du vote et contrôle des procédures
La participation des citoyens arabes israéliens fait partie des enjeux suivis. Blick et Europe 1 rapportent un profond sentiment de discrimination ; Associated Press cite le dirigeant de Ra’am, Mansour Abbas, qui espère une mobilisation capable de changer le gouvernement. Il s’agit d’une stratégie politique et d’une attente exprimée, non d’un résultat acquis ni d’une préférence que l’on pourrait attribuer à chaque électeur arabe. [S2] [S4] [S6]
Le contrôle du vote constitue un autre enjeu concret. Le Jerusalem Post rapporte que Yisrael Beytenu a saisi la Commission électorale centrale après qu’un électeur aurait reçu, à Beersheba, une enveloppe contenant déjà un bulletin du Likoud. Cette version émane du parti plaignant ; la publication consultée ne présente pas de décision établissant l’irrégularité. Elle documente néanmoins l’existence d’un recours, sans permettre de conclure à une fraude généralisée. [S5]
Une issue encore ouverte
Les publications consultées convergent sur l’ouverture du scrutin, le poids du 7-Octobre et l’incertitude parlementaire. Plusieurs médias francophones reprennent toutefois des formulations et des constatations communes de l’AFP : leur concordance ne représente pas autant d’enquêtes indépendantes. Aucun résultat officiel ne figure dans ces comptes rendus. La répartition des sièges, puis la capacité des partis à former une majorité, détermineront si le vote prolonge le pouvoir de Netanyahu ou ouvre une alternance. [S1] [S2] [S3] [S4] [S6]
Les sources
- France 24En direct : ouverture des bureaux de vote en Israël, Netanyahu à l'épreuve des urnes
- Blick francophoneOuverture des bureaux de vote en Israël pour les législatives
- RTBF InfoIsraël: premières législatives depuis le 7-Octobre, Netanyahou à l'épreuve des urnes
- Europe 1Israël : ouverture des bureaux de vote pour les premières législatives depuis le 7-Octobre
- The Jerusalem PostIsrael Election 2026 live updates: Netanyahu, Eisenkot battle for power
- Associated Press / WSLSThe Latest: Israelis vote in a tense election seen as a referendum on Netanyahu