· Resumo Prisma · Atualizado em 05.11.2026
Présidentielle 2027 : neuf députés du groupe communiste et ultramarin choisissent Mélenchon
Neuf des dix-sept députés du groupe GDR, dont son président Stéphane Peu, soutiennent Jean-Luc Mélenchon plutôt que Fabien Roussel. Cette majorité parlementaire ne constitue pas un ralliement du PCF : elle révèle un désaccord stratégique avec le choix des militants et engage aussi les futures alliances législatives. [S1] [S2] [S5]

Neuf des dix-sept députés du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR), qui rassemble communistes et élus ultramarins à l’Assemblée nationale, annoncent soutenir Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2027 plutôt que Fabien Roussel. Transmise à l’AFP jeudi 5 novembre, leur déclaration est notamment signée par Stéphane Peu, président du groupe. TF1 Info, La Dépêche du Midi et Sud Ouest rapportent la même annonce, également documentée par LCP. Leurs récits reposent largement sur cette déclaration commune et les réactions recueillies par l’AFP. [S1] [S2] [S5] [S6]
Une majorité du groupe, pas du Parti communiste
La distinction est décisive : les neuf signataires représentent une majorité du groupe parlementaire, et non une majorité établie des députés adhérents du PCF. TF1 Info, Sud Ouest et LCP décrivent quatre des huit députés communistes du groupe, auxquels s’ajoutent cinq élus ultramarins. Parler simplement d’une « majorité des députés communistes » masque donc la composition de ce rassemblement. [S1] [S5] [S6]
Une précision de La Dépêche souligne cette difficulté de qualification : le journal indique que seuls trois signataires sont encore membres du PCF — Soumya Bourouaha, Elsa Faucillon et Stéphane Peu —, Nicolas Sansu ayant rendu sa carte. La version accessible en ligne reprend toutefois le décompte de quatre députés communistes, sans cette distinction. Cette différence ne modifie pas le total des soutiens, mais invite à ne pas confondre étiquette parlementaire et adhésion partisane. [S2]
Les signataires excluent eux-mêmes d’interpréter leur choix comme une adhésion collective à LFI : « Aucun d’entre nous n’est Insoumis, ni n’envisage de le devenir », précisent-ils. Leur engagement porte sur la candidature présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Les articles ne rapportent aucune décision du PCF de retirer celle de Fabien Roussel. [S1] [S2] [S5]
Liberté de choix des élus et décision des militants
Pour justifier leur démarche, les députés invoquent notamment le risque d’une victoire de Marine Le Pen. Elsa Faucillon met en avant les convergences avec LFI et estime que la campagne de Fabien Roussel ne démarre pas. Stéphane Peu revendique une « objection de conscience » et compare son geste à de la désobéissance civile : il s’agit de sa justification politique, non d’une qualification juridique établie par ces sources. [S1] [S5] [S6]
Cette autonomie revendiquée entre en tension avec le choix des adhérents communistes. Selon les médias consultés, ceux-ci avaient approuvé début septembre à 72 % la candidature de Fabien Roussel. Le désaccord oppose ainsi deux stratégies : maintenir une candidature propre, validée par les militants, ou soutenir Mélenchon au nom des chances électorales et des orientations politiques défendues par les signataires. Leur ralliement ne tranche pas cette divergence au sein du parti. [S1] [S2] [S5]
L’entourage de Fabien Roussel a refusé de commenter un « choix personnel », rapporte TF1 Info. Contacté par LCP, il indiquait également qu’aucune réaction du candidat n’était prévue à ce stade. À l’inverse, Paul Vannier, chargé des relations avec les autres partis chez LFI, salue une décision renforçant l’union de la « gauche de rupture ». Ces appréciations expriment les positions des protagonistes, sans mesurer l’effet du ralliement sur les électeurs. [S1] [S6]
Les prochaines législatives en arrière-plan
La présidentielle n’est pas le seul enjeu. Sud Ouest rapporte que l’accord assure aux signataires un soutien de LFI aux prochaines législatives. Stéphane Peu explique vouloir créer les conditions permettant au groupe GDR de perdurer après ce scrutin. Trois signataires sont élus en banlieue parisienne, dans des territoires où LFI réalise de bons résultats, soulignent également TF1 Info et La Dépêche. [S1] [S2] [S5]
LCP apporte un complément : un cadre insoumis lui a expliqué que le périmètre de l’alliance présidentielle serait aussi celui des alliances législatives. Le choix présidentiel engage donc également les conditions de futures candidatures. Cela documente un intérêt électoral commun, sans permettre de réduire les motivations de chaque député à la conservation de son siège. Les élus avancent aussi des raisons politiques ; les publications ne détaillent ni les circonscriptions négociées ni l’ensemble des engagements réciproques. [S5] [S6]
Pour Fabien Roussel, la difficulté immédiate est de défendre sa candidature alors que le président de son groupe parlementaire soutient un concurrent. Pour Jean-Luc Mélenchon, l’annonce élargit ses soutiens sans fusion partisane annoncée. Mais aucune des sources consultées ne mesure combien d’électeurs suivront ces députés : un engagement parlementaire ne constitue pas, à lui seul, un transfert de voix. [S1] [S2] [S5] [S6]
Fontes
- LCIPrésidentielle 2027 : une majorité des députés communistes tourne le dos à Fabien Roussel pour Jean-Luc Mélenchon
- La Dépêche du MidiPrésidentielle 2027 : la majorité du groupe communiste à l'Assemblée lâche Fabien Roussel pour soutenir Jean-Luc Mélenchon
- Sud OuestÉlection présidentielle 2027 : Fabien Roussel lâché par une majorité de députés communistes, qui annoncent soutenir Jean-Luc Mélenchon
- LCP – Assembleia NacionalPrésidentielle: la moitié des députés communistes choisit Jean-Luc Mélenchon plutôt que Fabien Roussel
- FdesoucheLa majorité du groupe Communiste à l’Assemblée annonce soutenir Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle 2027 plutôt que Fabien Roussel
- Libération«Nous nous engageons à soutenir Jean-Luc Mélenchon» : Fabien Roussel lâché par la majorité du groupe communiste