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· Resumo Prisma · Atualizado em 01.11.2026

Marrocos: Deputado Yasser Mounbir condenado a quatro anos de prisão após desenhos animados do rei

Yasser Mounbir, 22 ans, a été condamné en première instance à Casablanca à quatre ans de prison et 40 000 dirhams d’amende, selon son avocat, qui annonce un appel. Arrêté après la publication de caricatures de Mohammed VI sur Instagram, il est soutenu par l’Association marocaine des droits humains, qui exige sa libération. [S1][S2][S3]

Image accompagnant « Au Maroc, un jeune dessinateur qui a caricaturé le roi condamné à quatre ans de prison ».

Le dessinateur marocain Yasser Mounbir, 22 ans, a été condamné en première instance à Casablanca à quatre ans de prison et à une amende de 40 000 dirhams, soit environ 3 600 euros, a annoncé son avocat dimanche 1er novembre 2026. Selon Me Farouk Mehdaoui, il a été reconnu coupable d’« insulte à l’encontre du roi » et d’« insulte envers des agents de la fonction publique ». Sa défense annonce faire appel. [S1][S2][S3]

Des dessins sur Instagram à la prison

Yasser Mounbir a été arrêté en juin après avoir dessiné et publié sur son compte Instagram des caricatures du roi Mohammed VI. BFMTV, TF1 Info, Sud Ouest, CNews et Blick rapportent la même affaire : l’identité du dessinateur, son âge, le tribunal, les sanctions et les qualifications rapportées concordent. Plusieurs de ces publications reprennent toutefois des informations de l’AFP, fondées notamment sur les déclarations de l’avocat ; elles ne constituent donc pas autant d’enquêtes indépendantes. [S1][S2][S3][S4][S5]

TF1 Info apporte des précisions sur la procédure. Lors de sa première comparution, le 16 septembre, le jeune homme était poursuivi pour « outrage à une institution constitutionnelle par voie électronique » et outrage à des fonctionnaires, selon une source au sein du parquet citée par le média. Cette formulation diffère de celle employée pour annoncer la condamnation. Sans le jugement intégral, les éléments disponibles ne permettent pas de déterminer s’il s’agit d’une évolution des qualifications ou d’une reformulation dans les comptes rendus. [S2]

À cette audience, le dessinateur s’était présenté sans avocat, dans un contexte de grève de la profession. Il avait demandé à être défendu et l’audience avait été reportée au 21 septembre. Sa demande de comparaître libre avait été rejetée, selon Hakim Sikouk, responsable de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), cité par TF1 Info. Ces précisions éclairent les conditions concrètes d’accès à la défense avant la condamnation. [S2]

Une protection pénale du roi renforcée en ligne

Les médias consultés présentent l’article 179 du code pénal marocain comme interdisant la diffamation, l’insulte ou l’atteinte à la vie privée du roi. Ils indiquent que ces faits sont passibles de six mois à deux ans de prison et que la peine peut être doublée en cas de diffusion par voie électronique. Le support de publication intervient ainsi dans le régime de sanction décrit : internet n’est pas seulement le lieu où les dessins ont été rendus publics. [S1][S3][S5]

Les articles ne reproduisent cependant ni les caricatures concernées ni les motifs détaillés du tribunal. Ils ne précisent pas quels faits fondent la condamnation pour insulte envers des agents publics, ni comment les différents chefs ont été pris en compte pour fixer la peine. Le lien entre les publications et les poursuites est rapporté, mais la justification judiciaire précise des quatre années d’emprisonnement reste inaccessible dans cette documentation. [S1][S2][S3]

Liberté de création et proportionnalité de la sanction

L’AMDH exige la libération de Yasser Mounbir. TV5MONDE rapporte également l’existence d’une pétition demandant sa libération et l’arrêt des poursuites pénales contre les artistes en raison de leurs œuvres. Plus largement, les médias évoquent les demandes de défenseurs des droits humains en faveur de l’abrogation de lois qu’ils jugent restrictives de la liberté d’expression et de la grâce de personnes condamnées pour des publications sur les réseaux sociaux. [S2][S3][S6]

L’enjeu de proportionnalité est concret : le jeune dessinateur supporte une peine privative de liberté et une sanction financière après des publications sur son compte personnel. Le texte pénal décrit protège notamment le souverain contre l’insulte et les atteintes à sa vie privée ; les défenseurs des droits humains contestent les restrictions imposées à l’expression. Les sources consultées ne rapportent pas d’argumentation détaillée des autorités expliquant pourquoi cette peine serait nécessaire dans ce dossier. Elles ne permettent pas davantage d’assimiler les dessins à une atteinte établie à la vie privée. [S1][S2][S3]

L’appel annoncé par Me Farouk Mehdaoui constitue le recours judiciaire identifié à ce stade. Les articles ne donnent ni confirmation de son dépôt ni date d’examen. La condamnation est donc rapportée comme une décision de première instance que la défense entend contester, et non comme l’issue définitive de la procédure. [S1][S2][S5]

Fontes

  1. BFMTVAu Maroc, un jeune dessinateur qui a caricaturé le roi condamné à quatre ans de prison
  2. LCIMaroc : un dessinateur condamné à quatre ans de prison après avoir caricaturé le roi
  3. Sud OuestMaroc : un jeune dessinateur condamné à quatre ans de prison pour avoir publié ses caricatures du roi Mohammed VI sur son compte Instagram
  4. CNews«Une insulte à l'encontre du roi» : la justice condamne l'auteur de caricatures de Mohammed VI à quatre ans de prison
  5. Blick francophoneQuatre ans de prison pour des caricatures du roi du Maroc
  6. TV5MONDE avec AFPMaroc: quatre ans de prison pour l'artiste Yasser Mounbir auteur de caricatures du roi
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