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À Varsovie, le chef militaire de l’OTAN expose sa stratégie pour faire échouer toute attaque

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Image accompagnant « Menace russe : le chef militaire de l'Otan dévoile sa "théorie de la victoire" ».

Le général Alexus Grynkewich a présenté, le 12 octobre, une défense en trois temps : bloquer, affaiblir puis briser une agression contre un allié. Ce message de dissuasion, adressé implicitement à Moscou, s’accompagne d’une précision : il ne juge pas un conflit imminent ou inévitable. [S1] [S2] [S3]

Le commandant suprême des forces alliées en Europe, Alexus Grynkewich, a présenté lundi 12 octobre 2026, au Forum sur la sécurité de Varsovie, une stratégie destinée à empêcher un agresseur d’atteindre ses objectifs contre un membre de l’OTAN. Son engagement : rendre toute attaque « totalement vaine ». Les comptes rendus d’Euronews, de la RTS et de L’Express portent sur cette même intervention, également rapportée par Reuters et dans le direct de 20 Minutes. Il s’agit d’un objectif militaire affiché, non d’une efficacité démontrée au combat. [S1] [S2] [S3] [S4] [S5]

Bloquer, affaiblir, puis briser l’agression

Le cœur de cette approche tient en trois verbes anglais : « block, blunt, break ». D’abord, les forces alliées doivent bloquer l’attaque initiale et empêcher la prise de territoire. Si l’offensive se poursuit, elles doivent en réduire la puissance et stopper sa progression. Enfin, si l’adversaire persiste ou engage ses réserves, l’OTAN entend neutraliser non seulement les unités attaquantes, mais aussi les moyens qui leur permettent de continuer à combattre. Euronews et Reuters convergent sur cette séquence. [S1] [S5]

Cette dernière étape constitue un élément central du message : la réponse ne se limiterait pas aux troupes présentes sur le lieu de l’agression. Elle viserait aussi leurs structures de commandement, leurs réseaux de ravitaillement et leurs capacités de soutien. Reuters souligne la portée de cet avertissement, tandis qu’Euronews détaille le rôle envisagé des frappes de précision à longue portée et des réseaux de capteurs. Le périmètre concret de telles opérations n’est toutefois pas précisé dans ces comptes rendus. [S1] [S5]

Selon Euronews, le plan, approuvé par les 32 membres de l’Alliance, combine forces conventionnelles, drones, systèmes antidrones et intelligence artificielle. Le général a également insisté sur les enseignements tirés des combats en Ukraine. Ces éléments complètent le message de dissuasion : l’ambition est de coordonner des capacités militaires classiques et des technologies nouvelles pour empêcher l’adversaire de poursuivre son offensive. [S1]

Rassurer les alliés et avertir Moscou

L’intervention s’adresse à deux publics. Aux alliés, Grynkewich affirme que l’OTAN est prête à combattre si elle est attaquée. Aux adversaires potentiels, il annonce qu’une agression ne permettrait pas d’obtenir les gains recherchés. L’Express met particulièrement l’accent sur la volonté de rassurer les Européens quant à l’engagement américain ; Euronews rapporte que le général a invoqué le principe de défense collective et l’engagement de Washington envers l’article 5. [S1] [S3]

Reuters précise que Grynkewich n’a pas nommé la Russie dans son discours présentant cette stratégie, tout en interprétant son avertissement comme clairement destiné à Moscou. L’Express propose la même lecture. Il faut distinguer cette interprétation de ses propos explicitement consacrés aux actions hybrides : dans ceux-ci, rapportés par la RTS et 20 Minutes, il appelle les alliés à communiquer à la Russie leurs lignes rouges de façon claire et concise. [S2] [S3] [S4] [S5]

Une dissuasion qui n’annonce pas une guerre imminente

La fermeté du discours s’accompagne d’une volonté de limiter les risques de malentendu. Selon la RTS, le général ne considère un conflit ni imminent ni inévitable et insiste sur le maintien de canaux de communication avec Moscou. Euronews rapporte également qu’il présente cette stratégie comme strictement défensive, sans ambition territoriale au-delà de la protection des populations et du territoire alliés. [S1] [S2]

Le contexte reste celui d’accusations de sabotages, d’incursions de drones et de cyberattaques formulées contre Moscou par des gouvernements européens. Ces actions dites hybrides sont évoquées en marge de la stratégie contre une agression militaire. Les déclarations rapportées ne fixent cependant pas de seuil public et précis permettant de savoir quelle réponse serait apportée à chaque type d’incident. Elles insistent plutôt sur la consultation entre alliés et la clarté du signal envoyé. [S2] [S4] [S5]

Des principes publics, des modalités encore peu détaillées

Une différence de vocabulaire subsiste entre les sources : Euronews emploie « Theory of War », tandis que la RTS, L’Express et Reuters parlent de « théorie de la victoire ». Le contenu rapporté converge néanmoins sur la même logique de défense en trois temps. Les articles consultés ne fournissent ni calendrier détaillé de déploiement ni inventaire chiffré des moyens nécessaires. La promesse de rendre une attaque vaine doit donc être comprise comme une déclaration de dissuasion et de préparation opérationnelle, pas comme la garantie d’une défense sans pertes ni difficultés. [S1] [S2] [S3] [S5]

Les sources

  1. Euronews · Un chef de l’OTAN dévoile une stratégie rendant toute attaque vaine
  2. RTS Info · Le chef militaire de l’Otan assure que toute attaque contre ses membres serait "totalement vaine"
  3. L’Express · Menace russe : le chef militaire de l'Otan dévoile sa "théorie de la victoire"
  4. 20 Minutes France · EN DIRECT Guerre en Ukraine : L'Otan avertit la Russie que toute attaque sera « totalement vaine »...
  5. Reuters · NATO commander Grynkewich warns Russia attack would be 'utterly futile'
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