· Podsumowanie
Kenia: Paul Mackenzie został uznany winnym zamordowania 190 dzieci i osoby dorosłej
Un tribunal de Mombasa a reconnu Paul Mackenzie et ses coaccusés coupables de meurtres dans l’affaire de la secte de Shakahola, le 19 octobre. Le jugement porte sur 191 victimes, alors que plus de 400 corps ont été retrouvés. Les récits judiciaires décrivent des privations de nourriture organisées et des obstacles à la fuite des fidèles. [S1] [S3] [S5]

Un tribunal de Mombasa, au Kenya, a reconnu le 19 octobre 2026 le prédicateur Paul Mackenzie et ses coaccusés coupables du meurtre de 190 enfants et d’un adulte. Le dirigeant de la Good News International Church était poursuivi pour avoir organisé des jeûnes mortels dans la forêt de Shakahola, dans le sud-est du pays. Le prononcé des peines est prévu le 6 novembre : la déclaration de culpabilité ne constitue donc pas encore l’annonce des sanctions. [S1] [S3]
Des privations organisées, pas seulement des croyances
Selon l’accusation, Mackenzie ordonnait aux fidèles de se priver de nourriture et d’affamer leurs enfants pour gagner le paradis avant la fin du monde. Il niait les accusations de meurtre, soutenant n’avoir forcé personne à jeûner. Le tribunal a rejeté cet argument, rapporte Reuters, dont les informations sont publiées par le Guardian et le South China Morning Post. [S1] [S2]
Les éléments rapportés à l’audience décrivent des contraintes concrètes. La juge Diana Kavedza Mochache a évoqué des enfants isolés et privés de nourriture sous les yeux de leurs parents. Selon un communiqué du parquet kényan cité par CNN, des gardes contrôlaient les déplacements et empêchaient les fidèles de s’enfuir. Le parquet décrit un système hiérarchisé dans lequel les jeûnes mortels commençaient par les enfants. Ces éléments sont essentiels pour distinguer une pratique religieuse choisie d’actes imposés à des personnes privées de moyens de se soustraire au danger. [S1] [S3] [S5]
La faim n’est pas la seule cause de décès rapportée. D’après les conclusions d’autopsies et les rapports de police cités par l’accusation, certaines victimes présentaient des signes d’asphyxie, de compression du cou ou de traumatismes crâniens. Le récit de CNN mentionne également des traces de strangulation et de traumatismes contondants. [S3] [S5]
Un jugement distinct du bilan total de Shakahola
Le verdict concerne 191 morts, et non l’ensemble des corps découverts dans la forêt. Le Guardian rapporte plus de 400 corps retrouvés et indique que les investigations sur les autres décès se poursuivent. CNN avance un bilan plus précis de 429 corps. Les exhumations avaient commencé en avril 2023, après les alertes ayant conduit les autorités à intervenir. [S1] [S5]
Les sources convergent sur le nombre de victimes couvertes par le jugement, malgré une incohérence dans le titre du South China Morning Post : celui-ci annonce 191 enfants et un adulte, alors que son texte indique bien 190 enfants et un adulte. Le nombre exact de personnes reconnues coupables est moins uniformément rapporté : DW cite la juge parlant de 29 accusés au total, tandis que Reuters évoque Mackenzie et environ trente autres personnes. Cette divergence ne modifie pas leur récit commun du verdict concernant Mackenzie. [S1] [S2] [S3]
Les familles attendent justice, les autorités restent mises en cause
Pour les proches, l’affaire demeure aussi une épreuve personnelle. Francis Wanje, qui a perdu huit membres de sa famille, dont deux petits-enfants, a décrit à Reuters les conséquences psychologiques de ces décès. Interrogé par l’AFP, il a également exprimé sa colère face à l’inaction initiale du gouvernement et son souhait que le jugement empêche de nouveaux drames. [S1] [S3]
La responsabilité des autorités reste une question distincte de celle des condamnés. Mackenzie était déjà connu des services de police avant les découvertes de 2023. L’affaire a suscité des appels à renforcer l’encadrement des organisations religieuses. Les comptes rendus consultés ne détaillent toutefois pas de dispositif permettant d’en apprécier la proportionnalité ou les garanties pour la liberté de conscience. Ils documentent d’abord des actes précis — privations alimentaires, violences et entraves à la fuite — et la nécessité de protéger les personnes qui les subissent, plutôt qu’une mise en cause générale des croyants. [S1] [S3] [S5]
Źródła
- The GuardianKenyan starvation cult leader guilty of murder of 190 children and one adult
- South China Morning PostKenyan starvation cult leader found guilty of murder of 191 children, 1 adult
- Deutsche Welle — DWKenya: Cult leader guilty of murdering 190 children, 1 adult
- The Seattle Medium / CNNKenyan Cult Leader Found Guilty Over 190 Children Starved To Death In The Hope Of ‘Meeting Jesus’