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· Synthèse Prisme NEWS · Mis à jour le 22.10.2026

Prix Sakharov 2026 : le Parlement européen soutient la CPI face aux sanctions américaines

Le Parlement européen a attribué le prix Sakharov à la Cour pénale internationale, jeudi 22 octobre. Cette reconnaissance soutient une justice soumise aux sanctions de Washington, sans apporter à elle seule de protection opérationnelle à ses personnels et à ses enquêtes. [S4] [S6] [S10]

Image accompagnant « Le prix Sakharov décerné à la Cour pénale internationale à la Haye : "Un message de résistance envoyé à Donald Trump" ».

Le Parlement européen a décerné, jeudi 22 octobre, le prix Sakharov 2026 pour la liberté de pensée à la Cour pénale internationale (CPI). Annoncée à Strasbourg par sa présidente, Roberta Metsola, cette décision est rapportée de manière concordante par La Libre Belgique, la RTS, la RTBF et Euronews. Elle intervient après de nouvelles sanctions américaines contre la juridiction. La cérémonie de remise est prévue le 16 décembre à Strasbourg. [S4] [S6] [S10] [S11]

Une reconnaissance de l’indépendance judiciaire

Roberta Metsola a justifié cette distinction par l’attachement de l’Union européenne au multilatéralisme et au travail de la Cour pour faire respecter le droit international. La présidente de la CPI, Tomoko Akane, a souligné que cette reconnaissance intervenait face à des « défis sans précédent », notamment des sanctions visant, selon elle, à entraver le mandat judiciaire de l’institution et le travail de ses fonctionnaires. [S4] [S6]

Établie en 2002, la CPI poursuit des individus accusés de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de crime d’agression, rappelle une note du Parlement européen. Cette mission porte donc sur des responsabilités pénales individuelles : elle ne consiste pas à attribuer une culpabilité collective à une population. La défense de son indépendance concerne sa capacité à examiner les actes de personnes déterminées, y compris lorsqu’elles exercent le pouvoir. [S13]

La candidature de la Cour et de ses responsables était portée par les Socialistes et démocrates. L’eurodéputée française Chloé Ridel, qui l’a présentée, y voit un « message d’espoir et de résistance » adressé à Donald Trump. Cette lecture politique est celle d’une promotrice de la candidature ; la récompense distingue plus largement la défense des droits humains et des libertés fondamentales. [S10]

Un choix entre trois finalistes

Les chefs des groupes politiques ont départagé la CPI, l’opposant tanzanien Tundu Lissu et les sœurs iraniennes Taraneh et Romina Rahimi. Selon La Libre Belgique, ces dernières sont emprisonnées après leur participation à des manifestations antigouvernementales à Ispahan, et l’une a été condamnée à mort. Tundu Lissu, arrêté en avril 2025, risque également la peine capitale s’il est reconnu coupable de trahison, pour incitation présumée au boycott des élections. [S4] [S10]

La Libre rapporte que la gauche et le centre soutenaient initialement la CPI, tandis que la droite et une partie de l’extrême droite privilégiaient Tundu Lissu. Euronews décrit le soutien finalement obtenu auprès d’autres groupes. Ces informations sont complémentaires, mais ne donnent pas le détail des votes : préférer un autre défenseur des libertés ne suffit pas à établir une opposition de principe à la Cour. [S4] [S10]

Des sanctions aux conséquences concrètes

Les sanctions annoncées le 9 octobre constituent le contexte de cette distinction, et non une nouvelle annonce du prix. Une note officielle publiée le 15 octobre précise que les mesures prévoient notamment le gel des avoirs de la CPI relevant de la juridiction américaine. À cette date, Washington avait aussi sanctionné 17 personnes liées à la Cour. [S13]

Les autorités américaines invoquent la défense de leur souveraineté et de leurs citoyens. Elles accusent la CPI de politisation et de poursuites injustifiées contre des ressortissants américains. Euronews rappelle également leurs critiques contre l’enquête sur les agissements des forces américaines en Afghanistan et le mandat d’arrêt visant Benyamin Nétanyahou. Il s’agit des arguments de Washington, non de conclusions judiciaires démontrant un abus de la Cour. [S12] [S13] [S10]

La CPI dénonce au contraire une « attaque contre l’État de droit ». Selon franceinfo, la France a demandé le retrait des sanctions au nom de la lutte contre l’impunité, tandis que le Premier ministre israélien les a saluées en qualifiant la Cour d’entité politique. Le désaccord porte ainsi sur la légitimité de cette justice internationale et sur les limites que les États veulent lui imposer. [S12]

Pour les personnes, les enjeux dépassent la confrontation diplomatique. RFI et la RTBF évoquent des risques pour le paiement des 900 employés, les déplacements nécessaires aux enquêtes et l’autonomie technologique d’une institution fortement dépendante de Microsoft. Ces informations décrivent des conséquences possibles : elles n’établissent ni un arrêt général des salaires ni une interruption effective des services numériques. [S7] [S11]

Un prix ne neutralise pas les sanctions

Des eurodéputés de plusieurs sensibilités ont demandé à Ursula von der Leyen de mobiliser notamment le règlement européen de blocage, destiné à protéger entreprises et particuliers européens des effets de certaines sanctions étrangères. À la publication de son article du 22 octobre, Euronews indiquait que l’Union n’avait pas encore pris de mesures concrètes. Cette demande ne signifie donc pas qu’une protection soit déjà activée pour la CPI. [S10]

Créé en 1988 et doté de 50 000 euros, le prix Sakharov apporte une reconnaissance politique à la Cour. La question opérationnelle reste distincte : comment permettre aux personnels de travailler et aux enquêtes de se poursuivre malgré les restrictions américaines ? Les informations disponibles établissent le soutien du Parlement européen, mais pas encore l’existence d’un dispositif garantissant cette continuité. [S4] [S10] [S13]

Les sources

  1. La Libre BelgiqueLe prix Sakharov décerné à la Cour pénale internationale à la Haye : "Un message de résistance envoyé à Donald Trump"
  2. RTS InfoLe prix Sakharov décerné à la Cour pénale internationale
  3. RFILe Parlement européen décerne le prix Sakharov à la Cour pénale internationale
  4. EuronewsLe Parlement européen décerne le prix Sakharov à la CPI, un signal face aux sanctions américaines
  5. RTBF InfoLe Parlement européen attribue le prix Sakharov à la Cour pénale internationale
  6. franceinfoLes Etats-Unis imposent des sanctions contre la Cour pénale internationale, l'institution dénonce une "attaque contre l'Etat de droit"
  7. Parlement européenEU support for the International Criminal Court
  8. L’ExpressDans le viseur de Donald Trump, la Cour pénale internationale récompensée par l'Union européenne
  9. LCI"Un message de résistance" : le prix Sakharov 2026 décerné à la Cour pénale internationale, dans le viseur de Trump
  10. LibérationLe prix Sakharov 2026 attribué à la Cour pénale internationale
  11. Dernières Nouvelles d’AlsaceEurope. Le prix Sakharov est décerné à la Cour pénale internationale
  12. franceinfoLe prix Sakharov 2026 du Parlement européen est attribué à la Cour pénale internationale
  13. Le MatinLa Cour pénale internationale reçoit le prix Sakharov
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