· Sommario Prism · Aggiornato il 04.11.2026
Prix Femina 2026 : Yannick Haenel récompensé pour « La solitude des professeurs est infinie »
Yannick Haenel a reçu, mercredi 4 novembre, le prix Femina pour son roman publié chez Gallimard. Inspiré de ses débuts dans l’enseignement, le livre confronte le désir de transmettre à la violence et à l’isolement, sans effacer les joies du métier. [S1] [S3] [S10]
Yannick Haenel a remporté, mercredi 4 novembre 2026, le prix Femina pour « La solitude des professeurs est infinie », paru en août chez Gallimard. L’attribution est confirmée par Le Temps, Télérama et franceinfo, qui rapporte une information de Radio France. L’écrivain succède à Nathacha Appanah, récompensée en 2025 pour « La Nuit au cœur ». À travers son double littéraire, il revient sur l’expérience d’un jeune enseignant confronté aux difficultés de la classe et animé par le goût des textes. [S1] [S3] [S10]
Un professeur débutant au cœur du roman
Le récit suit Jean Deichel, professeur de français stagiaire dans un collège de Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines. Yannick Haenel puise dans ses propres années d’enseignement, mais passe par un personnage de fiction : Deichel figurait déjà dans « Cercle » et « Tiens ferme ta couronne ». Ce choix inscrit le livre dans une œuvre romanesque plutôt que dans le seul témoignage professionnel. [S1] [S5]
Le jury, composé de douze femmes, a distingué son roman alors que les ouvrages d’Emma Marsantes, « N’efface pas mes cercles », et de Lucie Rico, « Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? », ont également recueilli des voix. Les comptes rendus consultés ne donnent ni le décompte des suffrages ni les motivations détaillées du choix. Le Femina rejoint les distinctions déjà obtenues par Haenel : l’Interallié en 2009 pour « Jan Karski » et le Médicis en 2017 pour « Tiens ferme ta couronne ». [S1]
Transmettre malgré l’épuisement
Les lectures du roman éclairent une même tension. Franceinfo insiste sur les tribulations d’un professeur au bord de la crise de nerfs. L’Humanité souligne les obstacles matériels décrits dans le livre — déplacements interminables, préfabriqués vétustes, affectations tardives — mais aussi la place de la littérature et de sa transmission. L’engagement personnel du professeur se mesure ainsi à des contraintes très concrètes. [S5] [S10]
Cette expérience n’est pourtant pas réduite à l’échec. Les passages rapportés par Le Temps et Sud Ouest évoquent le plaisir d’un cours réussi, d’une bonne copie ou d’un élève qui comprend. Dans cette lecture du récit, la capacité d’agir de l’enseignant se manifeste à l’échelle d’une relation singulière : retenir une attention, rendre un texte accessible, obtenir une réponse. Les difficultés n’annulent pas ces réussites ; celles-ci ne font pas disparaître l’épuisement. [S1] [S6]
La violence occupe également une place centrale. Le narrateur décrit un quotidien consacré à désamorcer les tensions et à empêcher leur déchaînement. Il faut toutefois distinguer cette perception romanesque d’un constat général sur tous les établissements. De même, lorsque L’Humanité estime que les difficultés semblent inchangées trente ans plus tard, le journal formule une appréciation critique : les articles réunis ne présentent pas de données permettant de mesurer cette évolution. [S1] [S5] [S6]
Une dédicace aux enseignants et aux élèves
Lors de la remise du prix, au siège de Dior à Paris, Yannick Haenel a dédié son livre « aux professeurs, aux lycéens et aux collégiens ». Il a également expliqué avoir ressenti le besoin d’écrire sur la solitude des enseignants après les assassinats de Samuel Paty et de Dominique Bernard. Ces déclarations éclairent la portée contemporaine d’un roman nourri d’une expérience plus ancienne, sans constituer en elles-mêmes un programme de réforme scolaire. [S1] [S9]
Le livre fait ainsi coexister, selon les passages et les lectures rapportés, le désir individuel de transmettre et les limites rencontrées dans l’exercice du métier. Son intérêt tient aussi à cette absence de réduction : le professeur n’est pas seulement une figure d’impuissance, et les élèves ne sont pas seulement décrits à travers les tensions de la classe. La compréhension et la rencontre avec les textes restent des événements décisifs du récit. [S1] [S5]
Laura Kasischke et Jennifer Tamas également distinguées
Le palmarès comprend deux autres récompenses concordantes dans les comptes rendus de Télérama et du Temps : le Femina étranger revient à l’Américaine Laura Kasischke pour « Baignade surveillée », chez Gallimard, tandis que Jennifer Tamas reçoit le Femina essai pour « Barbe Bleue contre-enquête », publié au Seuil. [S1] [S3]
Fonti
- Le TempsYannick Haenel obtient le prix Femina pour son récit sur la solitude et la violence dans l’enseignement
- TéléramaPrix Femina 2026 : Yannick Haenel distingué pour “La solitude des professeurs est infinie”
- L’HumanitéYannick Haenel remporte le Prix Femina 2026 pour « La solitude des professeurs est infinie »
- Sud OuestLe Prix Femina décerné à Yannick Haenel pour « La solitude des professeurs est infinie »
- BFMTVLe Prix Femina décerné à Yannick Haenel pour "La solitude des professeurs est infinie"
- franceinfoLe prix Femina 2026 est remis à Yannick Haenel pour "La solitude des professeurs est infinie"
- CNewsYannick Haenel remporte le Prix Femina pour «La solitude des professeurs est infinie»
- Ouest-FrancePrix Femina : Yannick Haenel, splendeur et misère de la vie d’enseignant dans «La solitude des professeurs est infinie»
- La Libre BelgiquePrix Femina 2026 : Yannick Haenel distingué pour "La solitude des professeurs est infinie"
- LibérationYannick Haenel décroche le prix Femina avec son livre «la Solitude des professeurs est infinie»
- Le MondeLe prix Femina est décerné à Yannick Haenel pour « La solitude des professeurs est infinie »