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· Sommario Prism · Aggiornato il 20.10.2026

Ukraine : Zelensky accuse Washington de retarder des missiles financés par les Européens

Kiev affirme que des missiles intercepteurs déjà financés attendent un feu vert américain. Des témoignages recueillis par la presse étayent l’existence de transferts en attente, sans établir leur motivation politique. Le différend touche directement la défense des villes ukrainiennes et souligne les limites de l’autonomie des Européens dans l’aide militaire. [S8] [S11] [S12]

Image accompagnant « "Ils pourraient déjà se trouver en Ukraine": Volodymyr Zelensky accuse les États-Unis de retarder la livraison de missiles ».

Volodymyr Zelensky a accusé Washington, lundi 19 octobre 2026, de retarder délibérément des livraisons de missiles intercepteurs à l’Ukraine. Devant des parlementaires américains, il a affirmé que des équipements déjà payés par les Européens attendaient une autorisation du Pentagone. BFMTV, la RTS et le Guardian rapportent la même accusation : leur convergence établit la teneur des déclarations ukrainiennes, mais ne constitue pas, à elle seule, une preuve de blocage politique. [S3] [S8] [S10]

Deux circuits d’approvisionnement en attente

Selon le président ukrainien, un lot financé par le programme PURL attend la signature du secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth. Ce mécanisme permet aux alliés de Kiev de financer des achats d’armes américaines destinées à l’Ukraine. Zelensky évoque parallèlement des pays européens prêts à transférer des intercepteurs Patriot depuis leurs propres stocks, mais qui attendraient eux aussi l’autorisation américaine. Il faut donc distinguer les achats financés pour Kiev des cessions de matériels déjà détenus par ses partenaires. [S8] [S11] [S13]

Une enquête du Washington Post, publiée par The Spokesman-Review, apporte des éléments distincts des déclarations présidentielles. Un responsable américain et trois autres personnes informées du dossier, tous anonymes, indiquent que certains transferts de Patriot n’ont pas été approuvés. Selon eux, Pete Hegseth ne les a pas formellement refusés, mais n’a pas achevé les démarches nécessaires. Ils précisent qu’il continue d’autoriser certaines aides : ces retards ne démontrent donc pas un arrêt général du soutien américain. [S12]

Le pouvoir de décision reste à Washington parce que les conditions de cession de ces armes américaines imposent son accord avant leur transfert à un autre pays, explique cette enquête. La responsabilité financière et l’autorité sur les livraisons sont ainsi dissociées : payer les équipements, ou les posséder, ne suffit pas à garantir leur remise à l’Ukraine. C’est une limite concrète à la capacité d’action des Européens dans ce dossier. [S12]

Le retard ne prouve pas son intention

Zelensky interprète les autorisations manquantes comme le signe d’une décision politique visant à ralentir l’aide. Des responsables ukrainiens interrogés par le Kyiv Independent expriment le même soupçon. Ce média rapporte les témoignages d’un haut responsable ukrainien et de deux responsables militaires mettant en cause l’absence d’approbation de Pete Hegseth. Ces sources renforcent le constat d’un problème d’autorisation, mais leur interprétation de ses motifs reste une accusation. [S8] [S11]

Le Guardian rapporte, de son côté, la réponse générale d’un responsable de la Maison Blanche au Washington Post : les États-Unis continueraient de jouer un rôle constructif auprès des deux camps pour mettre fin à la guerre. Cette déclaration n’explique pas précisément le calendrier des missiles concernés. Les éléments disponibles ne permettent pas d’établir les volumes exacts des lots litigieux, leurs échéances contractuelles ou la raison administrative et politique de chaque retard. [S10] [S12]

La sécurité des habitants dépend des autorisations

Les intercepteurs Patriot comptent parmi les moyens importants de l’Ukraine pour combattre les missiles balistiques russes. Le Kyiv Independent rapporte les inquiétudes de responsables ukrainiens : des retards pourraient affaiblir la défense des villes et des infrastructures civiles, alors que les attaques se poursuivent. Pour les habitants, l’enjeu dépasse donc une livraison militaire : il concerne leur protection et celle des équipements dont dépend la vie quotidienne. Aucun élément cité ne permet toutefois d’attribuer une frappe précise ou des victimes déterminées au retard de ces lots. [S11]

Un différend connexe concerne les alertes et le renseignement. Zelensky affirme que l’Ukraine n’a pas reçu certains avertissements avant des attaques russes et dénonce des restrictions d’accès au réseau satellitaire Starshield. Marco Rubio, secrétaire d’État américain, assure au contraire qu’il n’y a eu « aucune pause » dans le partage du renseignement. Le Guardian rapporte qu’un porte-parole de l’armée de l’air ukrainienne a signalé l’absence d’alerte avant une attaque, mais la réception d’un avertissement avant une frappe ultérieure : cela ne démontre pas une interruption totale des échanges. [S8] [S10] [S13]

Les raffineries entrent dans la négociation

Le conflit sur les livraisons se déroule aussi sur fond de désaccord économique. Donald Trump reproche à Kiev ses frappes contre les raffineries russes, auxquelles il attribue la hausse des prix du carburant. Cette causalité demeure son argument politique, et non une conclusion économique démontrée par les articles cités. Selon Reuters, Zelensky se dit prêt à suspendre ces frappes pendant trente jours si Washington fournit des intercepteurs Patriot. Il s’agit d’une proposition conditionnelle, pas d’un accord conclu. [S8] [S13]

Des discussions en Norvège avec les émissaires américains sont également envisagées. Reuters rapporte l’espoir de Zelensky d’une rencontre dans les prochains jours ; BFMTV relaie un déplacement de Steve Witkoff annoncé par Axios, suivi d’une visite en Russie, sans confirmation immédiate de la Maison Blanche. Ces perspectives diplomatiques laissent ouvertes les questions décisives pour Kiev et ses financeurs : quels transferts seront autorisés, à quelle date et pourquoi certains restent-ils en attente ? [S3] [S13]

Fonti

  1. BFMTV"Ils pourraient déjà se trouver en Ukraine": Volodymyr Zelensky accuse les États-Unis de retarder la livraison de missiles
  2. RTS InfoL'Ukraine accuse les Etats-Unis de retarder délibérément la livraison de missiles
  3. The GuardianUkraine war briefing: Zelenskyy claims US deliberately delaying interceptor missile deliveries to Kyiv
  4. The Kyiv Independent'It's significant': Ukraine fears US is withholding allied-funded air defense supplies to pressure Kyiv
  5. The Spokesman-Review / The Washington PostTrump administration holds up Patriot missiles for Ukraine
  6. bdnews24.com / ReutersUkraine's Zelensky says US decisions on Ukraine hard to explain
  7. L’ÉchoL'Ukraine accuse Washington de retarder la livraison de missiles
  8. Les ÉchosGuerre en Ukraine : Zelensky accuse Washington de retarder la livraison de missiles
  9. Le MatinL’Ukraine accuse Washington de retarder la livraison de missiles
  10. Tribune de GenèveGuerre en Ukraine: Kiev accuse Washington de retarder la livraison de missiles
  11. 24 heuresGuerre en Ukraine: Kiev accuse Washington de retarder la livraison de missiles
  12. LCIGuerre en Ukraine : Kiev accuse Washington de retarder la livraison de missiles
  13. Sud OuestL’Ukraine accuse Washington de retarder la livraison de missiles, un émissaire américain va rencontrer Zelensky puis Poutine cette semaine
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