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Gadi Eisenkot, l’ancien chef de l’armée qui défie Nétanyahou

À 66 ans, le dirigeant de Yashar mise sur sa stature militaire et une promesse de responsabilité politique pour affronter Benyamin Nétanyahou aux législatives du 27 octobre. Mais son image de modération ne résume pas ses positions sécuritaires, et une première place ne lui garantirait pas le pouvoir. [S1] [S4]

Image accompagnant « Qui est Gadi Eisenkot, le principal opposant de Benyamin Nétanyahou? ».

Gadi Eisenkot peut-il transformer son autorité d’ancien chef de l’armée en majorité politique ? Aux législatives israéliennes du 27 octobre 2026, le dirigeant de Yashar apparaît comme le principal rival de Benyamin Nétanyahou. Courrier international et L’Express décrivent un candidat discret, dont l’image tranche avec celle du premier ministre sortant. La Dépêche et Le Monde soulignent toutefois que les deux blocs restent au coude-à-coude dans les derniers sondages : aucun résultat acquis ne permet encore de désigner le prochain chef du gouvernement. [S1] [S2] [S3] [S4]

Un militaire devenu opposant

Âgé de 66 ans, né à Tibériade de parents juifs marocains et élevé à Eilat, Eisenkot a d’abord construit sa carrière dans l’armée, jusqu’à en devenir chef d’état-major. Son entrée en politique remonte à 2022, rappelle Le Monde. Après les attaques du 7 octobre 2023, il a rejoint le gouvernement comme ministre sans portefeuille au nom de l’unité nationale, avant de prendre ses distances avec Nétanyahou. Son opposition actuelle s’inscrit donc aussi dans l’expérience d’une participation au pouvoir. [S3] [S4]

La mort de son fils Gal Meir, réserviste tué à Gaza à 25 ans en décembre 2023, occupe une place centrale dans son engagement public. L’Express rapporte qu’il présente la poursuite de son action politique comme une manière de donner un sens au sacrifice de son fils et des autres soldats. Le Jerusalem Post relate qu’avant de voter, ce 27 octobre, Eisenkot et son épouse se sont recueillis sur sa tombe. Ce deuil éclaire son discours ; il ne suffit pas, à lui seul, à définir son programme. [S4] [S5]

La sobriété, un atout discuté

Son parti, Yashar, dont le nom renvoie à la droiture ou à l’intégrité, mise sur une rupture de comportement. L’Express décrit un candidat privilégiant les conversations individuelles plutôt que les démonstrations médiatiques. Parmi ses soutiens, cette réserve divise : les uns y voient le tempérament nécessaire pour apaiser le pays, les autres une faiblesse face à l’omniprésence de Nétanyahou. Il s’agit d’appréciations politiques, non d’une garantie de compétence ou de victoire. [S4]

Eisenkot promet notamment une commission d’enquête sur les défaillances ayant permis les attaques du 7-Octobre. Cette proposition donne un contenu concret à son discours sur la responsabilité : établir qui savait, qui décidait et quelles erreurs ont été commises. Nétanyahou défend, lui, son bilan sécuritaire en mettant en avant les coups portés au Hamas et au Hezbollah. Les deux candidats s’opposent ainsi sur la manière de juger l’exercice du pouvoir autant que sur la conduite future du pays. [S2]

Une modération qui n’efface pas la fermeté sécuritaire

L’étiquette « centriste », utilisée par Le Monde et La Dépêche, ne signifie pas qu’Eisenkot incarne une rupture sur tous les dossiers. L’Express le situe à droite sur les questions de sécurité et rapporte son opposition à une solution à deux États. Le même portrait souligne ses critiques des « guerres sans fin » et de la stratégie gouvernementale concernant les otages. Son contraste avec Nétanyahou porte donc sur les choix de conduite de la guerre et le fonctionnement politique, sans permettre de présumer un règlement du conflit israélo-palestinien. [S2] [S3] [S4]

La conscription constitue un autre point central. Eisenkot défend une mobilisation militaire élargie, notamment aux ultraorthodoxes bénéficiant d’exemptions. Ses soutiens dénoncent une répartition inégale de la charge militaire. Mais l’obligation aurait aussi des conséquences personnelles directes : dans Le Monde, un étudiant religieux de 21 ans exprime sa crainte d’être contraint de servir. L’enjeu oppose donc une demande de partage des obligations collectives à la volonté de préserver un parcours religieux ; les sources consultées ne détaillent pas les aménagements qu’Eisenkot proposerait. [S3] [S4] [S5]

Une victoire dépendante des alliances et du respect du vote

L’Express rapporte des projections de 20 à 23 sièges pour Yashar, sur les 120 de la Knesset. Ce sont des sondages, pas des résultats. Courrier international rappelle que le parti arrivé en tête n’obtient pas automatiquement la direction du gouvernement : la capacité à réunir des soutiens parlementaires est déterminante. Le Jerusalem Post souligne notamment les difficultés qu’impliquerait un accord avec les partis arabes et les partenaires potentiels d’Eisenkot. [S1] [S4] [S5]

La journée électorale se déroule aussi dans un climat de défiance. Le Monde et La Dépêche rapportent que Yashar accuse Nétanyahou de préparer une contestation des résultats après ses dénonciations de tentatives de « voler » l’élection. Cette accusation reste celle d’un adversaire politique. La Commission électorale, citée par Le Monde, indique qu’aucun élément ne démontre à ce stade des manipulations systématiques des bulletins. Le journal rapporte également des signalements d’entraves au vote dans des localités arabes transmis par l’ONG Adalah à cette commission. Pour les électeurs, pouvoir voter effectivement et voir les plaintes examinées constitue un enjeu immédiat, indépendamment du candidat soutenu. [S2] [S3]

Fuentes

  1. Courrier internationalQui est Gadi Eisenkot, le principal opposant de Benyamin Nétanyahou?
  2. La Dépêche du MidiÉlections législatives en Israël : participation historique à la mi-journée, Benyamin Netanyahou s'apprêterait à contester le résultat du scrutin selon son adversaire, Gadi Eisenkot
  3. Le MondeEN DIRECT, législatives en Israël : le parti du centriste Gadi Eisenkot accuse Benyamin Nétanyahou de se préparer à contester les résultats
  4. L’ExpressLégislatives en Israël : Gadi Eisenkot, novice en politique et adversaire numéro un de Benyamin Netanyahou
  5. The Jerusalem PostYashar head Gadi Eisenkot hopes to win election: What policies might he promote?
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