· Prisma sumario
Grève du 5 novembre : salaires, écoles et transports au cœur de la mobilisation
La journée interprofessionnelle du 5 novembre 2026 rassemble des revendications sur les salaires et les services publics, avec le soutien de mouvements lycéens, étudiants et des Gilets jaunes. Les premières données scolaires restent disputées, tandis que les restrictions de parcours posent la question de l’équilibre entre liberté de manifester et sécurité. [S1] [S2] [S3] [S4]

Salariés du privé et fonctionnaires sont appelés à faire grève ce jeudi 5 novembre 2026 pour les salaires et les services publics. Les mouvements lycéens et étudiants, les Gilets jaunes et des agriculteurs de la Confédération paysanne rejoignent cette mobilisation. RFI, Mediapart et Le Nouvel Obs décrivent une même journée interprofessionnelle, dont les revendications dépassent la seule rémunération : emploi, conditions d’études et choix budgétaires sont également en jeu. [S1] [S2] [S3]
Des revendications communes, des demandes distinctes
Les salaires constituent le principal point de convergence. Selon Le Nouvel Obs, la CGT réclame une hausse du Smic de 10 %, tandis que la CFDT demande 100 euros net supplémentaires. Le gel du point d’indice des fonctionnaires et les aides aux entreprises appartenant à des branches dont les minima restent inférieurs au Smic figurent aussi parmi les contestations. Mediapart souligne que l’appel intersyndical porte également sur le budget 2027 et les services publics. Il s’agit de revendications, non de mesures acquises. [S2] [S3]
RFI ajoute la justice fiscale et l’amélioration des conditions d’études aux objectifs affichés. Cette diversité explique le rapprochement de plusieurs mouvements, mais ne permet pas de leur attribuer un programme identique. Pour les participants, la mobilisation vise aussi bien le revenu disponible que la préservation de services collectifs et les conditions de formation. Les documents consultés ne détaillent pas le financement d’un éventuel accord répondant à l’ensemble de ces demandes. [S1] [S2]
Dans les écoles, des chiffres à ne pas confondre
Selon les données ministérielles rapportées par TF1-LCI, 15,81 % des enseignants sont en grève, avec 19,14 % dans le premier degré et 13,53 % dans le second. Le Snes-FSU annonce pour sa part 52 % des personnels mobilisés dans les collèges et lycées. Ces estimations divergent fortement ; les populations désignées ne sont pas strictement identiques et les méthodes de comptage ne sont pas précisées dans les éléments disponibles. Elles ne peuvent donc pas être fusionnées en un taux unique. [S4]
Même prudence pour les établissements : le ministère fait état de 81 lycées bloqués à 10 heures, tandis que l’Union syndicale lycéenne annonce 1 000 lycées « à l’arrêt », catégorie comprenant les blocages et les fermetures administratives. Dans le supérieur, le ministère signale 60 établissements perturbés sur 184. Pour les élèves, étudiants et familles, ces situations n’ont pas les mêmes conséquences : un établissement perturbé n’est pas nécessairement fermé, et ces chiffres nationaux ne décrivent pas les conditions d’accueil de chaque site. [S4]
Des transports inégalement touchés
La SNCF prévoit un trafic « perturbé » à « fortement perturbé » sur les lignes régionales et certaines lignes franciliennes, mais davantage préservé sur les grands axes, avec un TGV sur dix supprimé. La Croix rapporte notamment des perturbations sur les RER B, C, D et E, alors que le RER A et plusieurs autres lignes doivent fonctionner normalement. Ces annonces sont des prévisions de circulation, pas un bilan des trains effectivement assurés. Pour les voyageurs, l’impact dépend donc du trajet emprunté plutôt que d’une paralysie uniforme du réseau. [S3] [S5]
Manifester : des restrictions soumises au juge
À Paris, les organisateurs souhaitaient défiler de Bastille à Concorde. La préfecture de police a proposé un parcours entre République et Nation, validé par le tribunal administratif après un recours syndical. Selon les termes de la décision rapportés par Le Nouvel Obs et La Croix, cette alternative n’est ni inadaptée ni disproportionnée et ne porte pas une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées. Ce contrôle concerne un itinéraire précis : il ne constitue pas une approbation générale de toute restriction à la manifestation. [S3] [S5]
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes, en invoquant le risque de débordements. TF1-LCI rapporte notamment un incendie au lycée Françoise de Tournefeuille après des tirs de mortiers, tout en signalant des départs de manifestations sans incident dans plusieurs villes. Ces faits doivent rester distingués : les violences rapportées localement ne caractérisent pas l’ensemble des participants, et les responsabilités individuelles ne peuvent être déduites de la présence dans un mouvement. [S1] [S4]
Une ampleur encore à établir
Les fourchettes de 500 000 à 700 000 manifestants hors Paris et de 40 000 à 80 000 dans la capitale sont des attentes, non des comptages. Leur attribution diffère : RFI les présente comme des attentes syndicales, Le Nouvel Obs et TF1info comme des prévisions des autorités. À ce stade, les sources consultées ne fournissent pas de bilan national définitif permettant de mesurer la participation effective ou les résultats obtenus par les grévistes. [S1] [S3] [S4]
Fuentes
- RFIEN DIRECT - Grève du 5 novembre: la colère sociale monte d'un cran, des manifestations attendues partout en France
- MediapartGrève interprofessionnelle du 5 novembre: suivez la journée en direct
- Le Nouvel ObsEn direct, grève du 5 novembre : suivez la journée de mobilisation sociale
- LCIEN DIRECT - Mobilisation du 5 novembre : 16% des enseignants en grève, 33% des établissements "perturbés" dans le supérieur
- La CroixDIRECT. Grève du jeudi 5 novembre 2026 : transports, mobilisations… Suivez la journée