· Prisma sumario
Décès après un repas de morilles à Montpellier : un rappel national, un lien encore à établir
Une femme de 27 ans est morte le 3 novembre au CHU de Montpellier après avoir consommé des morilles séchées vendues chez B&M. Un rappel national concerne ces produits Champibon, tandis que les analyses doivent encore établir la cause du décès. Une autre référence de la marque, distribuée par Promocash, est également rappelée. [S1] [S6] [S7]
Marie-Lou, 27 ans, est décédée mardi 3 novembre 2026 au CHU de Montpellier après avoir consommé des morilles séchées la veille au soir. Les champignons vendus chez B&M font l’objet d’un rappel national. À ce stade, le lien entre leur consommation et le décès reste suspecté, et non définitivement établi, selon le ministère de l’Agriculture cité par Ouest-France. [S1] [S6]
Un même décès, des causes encore à préciser
Ouest-France, Le Matin et Le Progrès rapportent une chronologie concordante : un repas comprenant des morilles achetées dans le commerce, l’apparition de troubles digestifs quelques heures plus tard, puis une prise en charge hospitalière avant le décès le lendemain. Le Progrès précise, en reprenant les informations d’ICI Occitanie, que la jeune femme avait préparé du poulet aux morilles. Ces récits concernent bien le même événement, même s’ils s’appuient en partie sur les mêmes sources locales. [S1] [S4] [S5]
Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte et une autopsie demandée, selon le parquet de Montpellier cité par Ouest-France. Le ministère indique que la patiente ne souffrait d’aucune comorbidité et que des analyses complémentaires sont en cours. Le témoignage de sa sœur, qui décrit une dégradation rapide de son état, ne permet pas à lui seul d’établir le mécanisme médical du décès. [S1] [S5]
La prudence reste donc nécessaire face à certaines formulations affirmatives. Le Progrès parle d’une mort par intoxication alimentaire, tandis que le communiqué ministériel rapporté par Ouest-France évoque un lien « suspecté ». La fiche officielle retient une probable contamination par une toxine, sans identifier celle-ci ni établir qu’elle a causé la mort. [S1] [S5] [S6]
Quels produits sont concernés ?
La fiche publiée le 4 novembre sur RappelConso vise les morilles séchées CHAMPIBON de 60 g distribuées par B&M dans toute la France. Tous les lots portant le code-barres 3760201609743 sont concernés. Ils ont été commercialisés du 12 octobre au 3 novembre 2026, avec une date indiquée au 1er décembre 2029. L’identifiant du produit permet d’éviter toute confusion avec d’autres références. [S6]
Une seconde fiche, publiée le 5 novembre, concerne des morilles séchées CHAMPIBON de 400 g distribuées par Promocash : code-barres 3760201600023, lot 262306, commercialisation du 23 juin au 3 novembre 2026 et date indiquée au 1er décembre 2029. Elle mentionne le même motif de contamination probable. Ce rappel supplémentaire ne constitue pas, en lui-même, l’annonce d’une autre victime. [S7]
Ne plus consommer et demander un remboursement
Pour les produits B&M, RappelConso demande de ne plus les consommer ni les utiliser, et de les rapporter au point de vente. Un remboursement est prévu ; le numéro de contact est le 0473699060. Pour la référence Promocash, la fiche demande de ne plus consommer et de détruire le produit, avec un remboursement également annoncé. Les modalités pratiques peuvent être précisées auprès du distributeur. [S6] [S7]
Les fiches signalent des diarrhées et des vomissements susceptibles d’apparaître dans les heures suivant la consommation, pouvant, dans de rares cas, entraîner une déshydratation sévère. En présence de ces symptômes après ingestion, elles recommandent de contacter un centre antipoison. Ouest-France rapporte également la consigne d’appeler le 15. [S1] [S6] [S7]
Protéger sans préjuger des responsabilités
Les deux rappels sont juridiquement présentés comme volontaires, sans arrêté préfectoral, sur la base d’informations transmises par les professionnels. Ils ciblent des références identifiées, et non l’ensemble des morilles. Cette mesure permet aux acheteurs d’agir face à un risque suspecté sans attendre les conclusions médicales. Elle ne prouve toutefois ni une faute du distributeur ou du conditionneur, ni une erreur de préparation de la victime : les responsabilités restent à déterminer. [S1] [S6] [S7]
Fuentes
- Ouest-FranceUne femme de 27 ans meurt après avoir mangé des morilles à Montpellier, un rappel national lancé
- Le MatinUne femme de 27 ans meurt après avoir mangé des morilles séchées
- Le ProgrèsHérault. Marie-Lou, 27 ans, meurt après avoir mangé des morilles conditionnées en Haute-Loire
- RappelConsoRappel Consommateur — CHAMPIGNONS MORILLES SECHEES 60G CHAMPIBON
- RappelConsoRappel Consommateur — CHAMPIGNONS MORILLES SECHEES CHAMPIBON