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Fonderie de Bretagne : the liquidation declared, 244 employees affected by the redundancies

The commercial court of Lorient placed the Foundry of Brittany in judicial liquidation on 15 October 2026, for lack of a successor. For Caudan's 244 employees, the stakes are shifting towards starting conditions and financing allowances, while the responsibilities in the failure of Europlasma's recovery remain discussed. [S2] [S3] [S4]

Image accompagnant « "Un drame humain et industriel inacceptable": la Fonderie de Bretagne est placée en liquidation judiciaire, 244 salariés sur le carreau ».

La Fonderie de Bretagne, installée à Caudan, dans le Morbihan, a été placée en liquidation judiciaire jeudi 15 octobre 2026 par le tribunal de commerce de Lorient. Faute de repreneur, ses 244 salariés sont concernés par la perspective d’un licenciement économique. Europe 1 et BFMTV rapportent l’annonce du délégué CGT Maël Le Goff ; franceinfo fait état d’une confirmation du tribunal obtenue par ICI Breizh Izel. Ces publications convergent sur la décision, son motif et l’effectif touché. [S2] [S3] [S4]

Des candidats initiaux, mais aucune reprise aboutie

L’absence de repreneur à l’issue de la procédure ne signifie pas qu’aucun industriel ne s’était intéressé au site. BFMTV rapporte que trois offres avaient initialement été déposées, selon les administrateurs judiciaires. Franceinfo précise que les candidats avaient jusqu’au lundi soir précédent pour affiner leur proposition. Le candidat présenté comme le plus crédible, un industriel néerlandais, s’est finalement retiré, jugeant insuffisantes les garanties de volume apportées par Renault et l’État. Son identité et les engagements précisément demandés ne sont pas détaillés dans ces articles. [S3] [S4]

Cette distinction éclaire l’échec du processus : des démarches ont existé, mais aucune n’a débouché sur une solution de reprise au moment de la décision. Les sources consultées ne permettent toutefois pas de reconstituer les conditions financières et commerciales de chaque proposition, ni d’établir ce qui aurait suffi à convaincre le dernier candidat. [S3] [S4]

Europlasma et l’État face aux critiques

Créée par Renault en 1966, la Fonderie de Bretagne produit des pièces en fonte principalement destinées à l’automobile. Reprise par Europlasma en mai 2025, elle a été fragilisée par un incendie début 2026, puis placée en redressement judiciaire début juillet pour cessation de paiements. La liquidation intervient donc après une nouvelle tentative de relance, et non à l’issue d’une première difficulté. [S3] [S4]

Selon BFMTV, Europlasma s’était engagé à investir 15 millions d’euros sur trois ans et à diversifier la production, notamment vers des corps creux pour obus de mortier. La CGT affirme que l’intégralité des sommes promises n’a pas été versée et que l’activité n’a pas réellement repris après l’incendie. Ces accusations doivent rester attribuées au syndicat : l’article ne présente ni réponse détaillée d’Europlasma ni bilan permettant de comparer les versements effectués avec leur calendrier contractuel. [S3]

Le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, a qualifié cette reprise de « déception » à l’Assemblée nationale le 13 octobre. Il a défendu l’action publique en invoquant l’absence d’autre repreneur à l’époque. Maël Le Goff dénonce, lui, un gâchis industriel qui aurait pu être évité. Ces positions opposent une justification du choix initial à une critique de son résultat ; elles ne constituent pas, à elles seules, une détermination judiciaire des responsabilités. [S2] [S3]

Les indemnités, enjeu immédiat pour les salariés

Pour les salariés, la question concrète devient celle des moyens disponibles pour préparer la suite. L’avocat du comité social et économique, Franck Carpentier, réclame des indemnités supérieures au minimum légal afin de faciliter la construction d’un nouveau projet professionnel. Franceinfo évoque des licenciements à venir dans son texte : les publications consultées ne permettent pas d’affirmer que chaque salarié a déjà reçu sa notification individuelle. [S2] [S4]

Interrogé le matin du 15 octobre par ICI Breizh Izel, avant la décision du tribunal, l’avocat annonçait des négociations du plan de sauvegarde de l’emploi dans les trois semaines suivantes. Il sollicite une contribution financière de Renault et l’intervention de l’État, actionnaire du constructeur. Il invoque une « responsabilité morale et politique » de l’ancien propriétaire : cette demande ne doit pas être confondue avec une obligation de financement supplémentaire déjà établie. Aucun montant d’indemnité négocié n’est annoncé dans les sources consultées. [S5]

Préserver les possibilités d’un avenir industriel

Le conseil du CSE demande également de préserver le site et ses machines plutôt que de les vendre séparément, pour conserver une possibilité de réindustrialisation. Il s’agit d’un objectif défendu par les représentants des salariés, non d’un projet de reprise acquis. L’avenir des équipements et le financement des départs restent ainsi deux dossiers ouverts, distincts de la liquidation désormais prononcée. [S4] [S5]

Sources

  1. Europe 1La Fonderie de Bretagne placée en liquidation, faute de repreneur, annonce la CGT
  2. BFMTV"Un drame humain et industriel inacceptable": la Fonderie de Bretagne est placée en liquidation judiciaire, 244 salariés sur le carreau
  3. franceinfoLa Fonderie de Bretagne officiellement placée en liquidation judiciaire, 244 salariés licenciés
  4. ICI Breizh IzelFonderie de Bretagne : vers une liquidation judiciaire, l’avocat du CSE rappelle la "responsabilité morale" de Renault
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