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· Summary Prism · Updated on 05.11.2026

Présidentielle 2027 : Macron souhaite une coalition de Lisnard à Glucksmann, sans accord annoncé

Selon un interlocuteur cité par l’AFP le 5 novembre, Emmanuel Macron souhaite faire travailler ensemble les forces politiques allant de David Lisnard à Raphaël Glucksmann pour éviter un second tour LFI-RN. Mais ni programme commun, ni candidat, ni procédure de désignation ne sont annoncés. [S1] [S3] [S5]

Image accompagnant « "Il ne se résout pas à un duel LFI/RN": Emmanuel Macron pour une "coalition" de David Lisnard à Raphaël Glucksmann avant la présidentie ».

Emmanuel Macron souhaite une « logique de coalition » allant de David Lisnard à Raphaël Glucksmann pour la présidentielle de 2027. Cette orientation a été rapportée jeudi 5 novembre par un interlocuteur du chef de l’État auprès de l’AFP. Elle vise à éviter un second tour entre La France insoumise et le Rassemblement national, mais ne constitue pas l’annonce d’une alliance conclue. BFMTV, Sud Ouest et Europe 1 relatent la même démarche. [S1] [S3] [S5]

Un rapprochement souhaité, pas un engagement collectif

Le raisonnement attribué au président repose sur plusieurs convergences : l’Europe, l’État de droit, l’économie de marché et le rejet de ce que son interlocuteur désigne comme les « extrêmes ». Ces points communs seraient, selon cette appréciation présidentielle, plus importants que les divisions entre les responsables concernés. Le président voudrait donc qu’ils commencent à travailler ensemble sans attendre l’élection. [S1] [S3]

Il faut distinguer cette position d’une déclaration publique directe d’Emmanuel Macron ou d’un accord des personnalités citées. Les articles ne rapportent aucune annonce commune de Lisnard et de Glucksmann. Leur convergence documentaire repose largement sur les mêmes propos transmis à l’AFP : plusieurs médias couvrent bien le même événement, sans constituer autant de confirmations indépendantes de l’adhésion des candidats. [S1] [S4] [S5]

Le projet avant le candidat, une méthode encore ouverte

Dans son édition du 5 novembre, Politico apporte un éclairage complémentaire en relayant les informations des Échos et du Figaro : Emmanuel Macron voudrait réunir ces candidats autour d’une discussion sur le projet, faire émerger des convergences puis, éventuellement, s’accorder sur une personnalité pour conduire la coalition. Cette séquence privilégierait donc la recherche d’un compromis politique avant le choix de son représentant. [S6]

La procédure demeure toutefois indéterminée. Interrogé sur la personne susceptible de mener ce rassemblement, l’interlocuteur du président cité par l’AFP renvoie les intéressés à un « mode de départage » qu’ils devraient trouver eux-mêmes. Fdesouche, reprenant Le Monde et Le Figaro du 4 novembre, présente une préférence présidentielle pour un accord politique plutôt qu’une primaire. Cela ne permet pas de conclure qu’un mécanisme de sélection aurait été arrêté ou accepté. [S1] [S2] [S3]

Le débat sur une primaire existe parallèlement dans un périmètre plus restreint. Selon les articles reprenant l’AFP, Bruno Retailleau a relancé mardi cette proposition pour la droite et le centre, également défendue par Gabriel Attal, tandis qu’Édouard Philippe s’y oppose. Cette compétition éventuelle ne se confond donc pas avec la coalition plus large envisagée jusqu’à Raphaël Glucksmann. [S3] [S5]

L’intervention présidentielle suscite aussi des réserves

Cette démarche entretient une tension avec la position affichée par Emmanuel Macron, qui répète ne pas avoir vocation à s’immiscer dans la campagne. Les articles rappellent aussi qu’il n’a pas lui-même réussi à construire de telles coalitions après les législatives de 2022 et la dissolution de 2024. Son interlocuteur affirme néanmoins que le président assume seul son bilan et laisse les prétendants libres de s’en affranchir. Il s’agit d’une position rapportée, non d’un engagement réciproque des candidats. [S1] [S3] [S5]

L’utilité même de son intervention est contestée dans son ancien camp. Politico cite un soutien de Gabriel Attal, non nommé, qui estime que le président devrait moins intervenir pour favoriser une alternative au duel Le Pen-Mélenchon. Cette réaction montre une réserve sur le rôle d’Emmanuel Macron ; elle ne suffit pas à établir un rejet de toute coopération par Gabriel Attal. [S6]

Pour les électeurs, la question du contenu reste entière

Sur le plan de l’analyse, un accord préalable pourrait rendre les compromis plus lisibles avant le vote : quelles politiques seraient défendues, quelles concessions seraient consenties et qui en répondrait ensuite ? À l’inverse, une coalition définie surtout par ses adversaires laisserait les électeurs sans réponse précise sur son action. Les sources décrivent ici une intention de coopération, sans détailler de mesures communes permettant d’évaluer leurs effets sur les libertés individuelles, les obligations des citoyens ou les dépenses publiques. [S1] [S3] [S6]

Enfin, le duel LFI-RN constitue le risque invoqué pour justifier ce rapprochement, pas un résultat acquis. Les articles évoquent des sondages défavorables aux autres prétendants, sans présenter systématiquement leurs hypothèses et leur méthodologie. Ils documentent une inquiétude et une stratégie souhaitée, mais ne démontrent ni l’efficacité électorale de cette coalition ni sa faisabilité politique. [S3] [S4] [S5]

Sources

  1. BFMTV"Il ne se résout pas à un duel LFI/RN": Emmanuel Macron pour une "coalition" de David Lisnard à Raphaël Glucksmann avant la présidentielle
  2. FdesouchePrésidentielle 2027 : Macron veut une coalition de Glucksmann à Lisnard pour éviter un duel Le Pen–Mélenchon
  3. Sud OuestPrésidentielle 2027 : Emmanuel Macron prône une coalition de David Lisnard à Raphaël Glucksmann
  4. Nice-Matin« Il ne se résoud pas à un duel LFI/RN » : Emmanuel Macron se prononce pour une « coalition » allant de Lisnard à Glucksmann avant la présidentielle
  5. Europe 1Emmanuel Macron pour une «coalition» de David Lisnard à Raphaël Glucksmann avant la présidentielle
  6. PoliticaloMéluche montant
  7. Le FigaroPrésidentielle 2027 : plutôt qu’une primaire, Macron veut une coalition allant de Glucksmann à Lisnard pour déjouer le duel Le Pen-Mélenchon
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