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5. November Streik: Gewerkschaften verlassen sich auf Arbeitsniederlegungen, um Löhne zu wiegen

Les syndicats veulent transformer la mobilisation contre la vie chère en pression sur le gouvernement et les employeurs, ce jeudi 5 novembre. Plus de 250 cortèges sont annoncés par la CGT, mais la participation effective à la grève reste inconnue. Salaires, organisation des services et liberté de manifester se trouvent au cœur de la journée. [S1] [S2] [S3]

Image accompagnant « Social. Grève du 5 novembre : comment les syndicats mobilisés espèrent reprendre la main ce jeudi ».

Les organisations syndicales cherchent à reprendre l’initiative ce jeudi 5 novembre 2026, après un mouvement social qu’elles n’ont pas déclenché. Leur objectif : élargir la contestation contre la vie chère aux salariés du public et du privé et obtenir des réponses sur les rémunérations. L’appel initial de la CFDT, de la CGT, de FO, de l’Unsa et de la FSU s’est élargi, notamment à la CFE-CGC. Des organisations lycéennes et étudiantes ainsi que les gilets jaunes annoncent également leur participation. [S1]

Des cortèges annoncés, une participation à mesurer

La CGT prévoit plus de 250 cortèges dans le pays, selon sa secrétaire confédérale Myriam Lebkiri. Dans le premier degré, le FSU-SNUipp avançait mercredi des prévisions de participation élevées dans certains départements : un enseignant sur deux dans l’Oise, 40 % en Eure-et-Loir et jusqu’à 75 % en Seine-Saint-Denis. Ces estimations syndicales ne constituent ni un bilan national ni une mesure de la participation effective jeudi. [S1] [S2] [S3]

Le Dauphiné libéré, les Dernières Nouvelles d’Alsace, Le Progrès et L’Est Républicain relatent bien la même journée et reproduisent le même récit, avec les mêmes chiffres et les mêmes interlocuteurs. Cette convergence ne représente donc pas quatre enquêtes indépendantes. Leurs articles décrivent surtout les attentes des organisateurs, sans fournir encore de résultats sur l’ampleur de la grève. [S1] [S2] [S3] [S4]

Passer de la colère à des revendications négociables

Ouverture de négociations salariales, hausse du Smic, dégel du point d’indice des fonctionnaires et justice fiscale : les syndicats veulent donner des débouchés concrets au mouvement. Pour le politiste Baptiste Giraud, interrogé dans l’article commun, la fragilité du gouvernement offre une occasion de remettre les rémunérations au centre du débat. Son diagnostic d’un affaiblissement du pouvoir syndical relève de l’analyse, non d’un résultat déjà établi pour cette mobilisation. [S1] [S3]

La stratégie apparaît aussi dans l’appel des syndicats CGT et Ugict-CGT de l’Urssaf d’Île-de-France : ils demandent que la grève prenne le relais des manifestations et réclament des salaires suivant l’inflation, davantage d’effectifs et de meilleures conditions de travail. Ce document précise les objectifs des organisateurs ; ses accusations contre le gouvernement et le patronat expriment leur position. [S6]

Le nombre de salariés cessant effectivement le travail sera donc un indicateur distinct de l’affluence dans les rues. Dominique Corona, secrétaire général adjoint de l’Unsa, estime que la participation pourrait rester inférieure au mécontentement, dans un contexte de pouvoir d’achat dégradé. Il souligne ainsi une limite de la mobilisation : partager des revendications ne signifie pas nécessairement pouvoir ou vouloir faire grève. [S1] [S2]

Des conséquences différentes selon les territoires

Le reportage de L’Alsace apporte un complément concret. La CGT de la métallurgie Grand Est y annonce une centaine d’appels à la grève dans son secteur. À Strasbourg, le journal rapporte la fermeture annoncée des cantines scolaires et des perturbations prévues sur les bus et tramways. À Mulhouse, en revanche, Soléa indique ne pas avoir de préavis de grève et prévoit un fonctionnement normal, sous réserve des déviations liées aux cortèges. Une mobilisation nationale n’implique donc pas des interruptions identiques partout. [S5]

Pour les familles et les voyageurs, cette distinction est essentielle à l’organisation de la journée. La CTS indique que ses horaires spécifiques sont intégrés à son calculateur d’itinéraires et à son application. Les informations locales des services concernés sont ainsi plus utiles qu’une prévision générale pour connaître les possibilités de déplacement. [S5]

Manifester, encadrer et contester les restrictions

Les syndicats entendent renforcer leurs services d’ordre pour éviter que des violences éclipsent leurs revendications. À Strasbourg, la liberté de manifester se traduit aussi par un différend précis : selon L’Alsace, la préfecture a interdit le parcours demandé dans le centre-ville et préconisé un itinéraire alternatif. L’intersyndicale annonçait vouloir saisir le tribunal administratif. L’article ne donne ni l’issue de ce recours envisagé ni suffisamment d’éléments pour apprécier la proportionnalité de la restriction. [S1] [S5]

Sur le terrain salarial, le gouvernement laisse entrevoir un geste sur le Smic, rapporte l’article commun, sans montant ni calendrier arrêté dans les éléments consultés. L’enjeu reste donc ouvert : convertir les cortèges et les arrêts de travail en décisions concrètes. À ce stade, les intentions de mobilisation et les perspectives de concessions ne permettent de conclure ni à une victoire syndicale ni à un échec. [S1] [S3] [S4]

Quellen

  1. Le Dauphiné libéréSocial. Grève du 5 novembre : comment les syndicats mobilisés espèrent reprendre la main ce jeudi
  2. Dernières Nouvelles d’AlsaceSocial. Grève du 5 novembre : comment les syndicats mobilisés espèrent reprendre la main ce jeudi
  3. Le ProgrèsSocial. Grève du 5 novembre : comment les syndicats mobilisés espèrent reprendre la main ce jeudi
  4. L’Est RépublicainSocial. Grève du 5 novembre : comment les syndicats mobilisés espèrent reprendre la main ce jeudi
  5. L’AlsaceAlsace. Grève du 5 novembre : les syndicats tablent sur une forte mobilisation dans la région
  6. Syndicats CGT et Ugict-CGT de l’Urssaf d’Île-de-France5 novembre 2026 : Grève générale à l’appel de l’intersyndicale
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