· Zusammenfassung Prism · Aktualisiert am 27.10.2026
Le BHV Marais demande un redressement judiciaire après avoir contesté la cessation des paiements
Le grand magasin parisien a annoncé, le 27 octobre, demander la protection du tribunal pour poursuivre sa relance. La direction assure que le BHV reste ouvert et met en cause des indemnités non versées par son bailleur, Brookfield, qui conteste lui devoir de l’argent. L’annonce concerne une enseigne employant 700 personnes selon les chiffres de septembre. [S2] [S3] [S4]
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Le BHV Marais demande son placement en redressement judiciaire. L’annonce, faite mardi 27 octobre 2026, intervient après la présentation d’un plan de relance en juillet et alors que la direction contestait les soupçons de cessation des paiements rapportés par la presse. L’entreprise affirme vouloir préserver l’activité et l’emploi. Le magasin restera ouvert, assure-t-elle ; l’enseigne emploie 700 personnes, selon les chiffres de septembre repris par TF1 Info et franceinfo. [S2] [S3] [S4]
Une demande de protection, pas un jugement annoncé
L’entreprise a sollicité le tribunal des activités économiques de Lyon, selon les déclarations de sa direction à l’AFP rapportées par TF1 Info. Les publications réunies relatent la même demande, mais ne présentent pas de jugement d’ouverture. Il faut donc distinguer la démarche annoncée par le BHV d’un placement effectivement prononcé par le tribunal. [S2] [S3] [S4]
Cette démarche marque un tournant dans le discours de l’enseigne. Libération souligne le contraste avec les assurances antérieures de son dirigeant. TF1 Info et franceinfo rapportent également que l’inspection du travail soupçonne une cessation des paiements, contestée par la direction. Ces éléments ne permettent toutefois pas de dater juridiquement cet état ni d’établir un éventuel retard dans sa déclaration. [S1] [S3] [S4]
La distinction est importante : selon Service Public Entreprendre, le redressement judiciaire est une procédure collective destinée à permettre la poursuite de l’activité d’une société en cessation des paiements. Il ne s’agit donc pas simplement d’un outil de financement choisi pour accompagner une relance. La présentation stratégique de la direction doit être distinguée de l’examen juridique et financier de sa situation. [S6]
Des indemnités au cœur d’un désaccord avec Brookfield
Karl-Stéphane Cottendin, qui a repris le grand magasin en juin, attribue les difficultés de financement à des indemnités que le bailleur n’aurait pas versées. Selon la direction, ces sommes avaient été contractualisées en échange de la restitution, au printemps, de plus de la moitié du magasin. Elles devaient notamment financer le réapprovisionnement des rayons, le réaménagement des espaces conservés et la communication auprès des clients. [S2] [S3]
Brookfield, le fonds canadien propriétaire des murs, conteste cette version. Dans une déclaration à l’AFP reproduite dans les éléments publiés par BFMTV, TF1 Info et franceinfo, il dément devoir une somme au BHV « à ce jour ». Le désaccord porte ainsi sur l’existence d’un paiement actuellement dû. Les informations disponibles ne donnent ni le montant des indemnités litigieuses ni les clauses permettant de départager les parties : la responsabilité du bailleur n’est pas établie. [S2] [S3] [S4]
La direction invoque aussi les violences survenues dans le centre de Paris ces derniers samedis, jusqu’au pillage du rez-de-chaussée du magasin. Elle affirme qu’elles ont aggravé une trésorerie déjà contrainte. Aucun chiffrage de cet impact n’est fourni dans les textes réunis ; il n’est donc pas possible de mesurer le poids respectif de ces événements, du litige immobilier et des autres difficultés de l’entreprise. [S3] [S4]
Les récits de BFMTV, TF1 Info et franceinfo convergent sur l’annonce et les explications du BHV, mais reprennent largement les mêmes déclarations de la direction. Leur concordance confirme qu’ils traitent du même événement, sans constituer plusieurs vérifications indépendantes des accusations contre Brookfield. [S2] [S3] [S4]
Salariés et fournisseurs face aux incertitudes de la relance
Pour les salariés, l’engagement immédiat de l’employeur est le maintien de l’ouverture. L’objectif affiché de préserver l’emploi ne constitue cependant pas une garantie durable pour chaque poste. Les articles réunis ne détaillent pas de mesures concernant les effectifs, ni de financement permettant d’assurer la relance. La direction reconnaît que sa trésorerie ne permet plus de mener simultanément les investissements et le traitement des dettes. [S2] [S3] [S4]
Pour les fournisseurs, le cadre collectif vise notamment à geler les dettes et peut conduire à des remises ou à des délais de paiement lors de l’adoption d’un plan. Cette protection donne à l’entreprise une possibilité de poursuivre son activité, mais impose aussi des contraintes à ceux qui attendent leur règlement. Organiser le traitement du passif ne signifie donc ni effacer ses conséquences pour les créanciers ni garantir leur remboursement intégral. [S6]
La direction présente le redressement comme le cadre de sa relance plutôt que comme son échec. Cette appréciation reste la sienne. Les questions déterminantes demeurent le montant du passif, les ressources effectivement mobilisables et l’issue du désaccord avec Brookfield. Les informations publiées ne permettent pas encore de savoir comment ces besoins seront couverts ni selon quel calendrier. [S2] [S3] [S4]
Quellen
- LibérationLe BHV Marais demande son placement en redressement judiciaire après des semaines de déni sur sa situation financière
- BFMTVTrois mois après la présentation d'un plan de relance, le grand magasin BHV Marais demande son placement en redressement judiciaire
- LCIParis : le grand magasin BHV Marais demande son placement en redressement judiciaire
- franceinfoLe grand magasin parisien BHV Marais demande son placement en redressement judiciaire
- Service Public Entreprendre — Direction de l’information légale et administrativeRedressement judiciaire d'une société
- Europe 1Paris : le grand magasin BHV Marais demande son placement en redressement judiciaire