· Zusammenfassung Prisma
Affaire Thomas Markle : la police londonienne saisit son organe de contrôle sur une lettre reçue en 2019
La Metropolitan Police a saisi volontairement l’Independent Office for Police Conduct après avoir transmis aux Sussex, mais pas à d’autres services de police, une lettre contenant des accusations contre Thomas Markle. Ce contrôle de ses décisions intervient alors qu’une enquête distincte est menée aux Philippines. Le père de Meghan nie les accusations récentes visant la détention d’images d’abus sexuels sur mineurs. [S1] [S2] [S3]

La Metropolitan Police a annoncé, le 29 octobre 2026, avoir saisi volontairement l’Independent Office for Police Conduct (IOPC), l’organisme chargé du contrôle de la conduite policière. En cause : le traitement d’une lettre reçue en janvier 2019 contenant des accusations contre Thomas Markle, le père de Meghan. La police reconnaît avoir transmis ce courrier au bureau du duc et de la duchesse de Sussex, sans communiquer les accusations à d’autres services chargés de faire appliquer la loi. [S1] [S2] [S3]
Deux décisions soumises au contrôle
Les trois médias convergent sur le périmètre de la saisine : elle porte à la fois sur la décision de ne pas informer d’autres services et sur celle de transmettre le courrier au bureau des Sussex. Selon le commandant Adam Slonecki, responsable du Protection Command, une première analyse interne menée récemment par la direction des normes professionnelles de la Met a conduit à cette démarche. Aucune conclusion disciplinaire n’est annoncée dans les articles consultés. [S1] [S2] [S3]
Le courrier avait été adressé au Protection Command, plus précisément au Fixated Threats Assessment Centre. Son auteure présentait sa démarche comme une alerte concernant la sécurité de la duchesse. La police affirme toutefois que la lettre ne contenait pas d’informations spécifiquement liées à sa sécurité, mais plusieurs accusations portant sur des infractions présumées commises hors du Royaume-Uni. Cette distinction explique le contexte de réception du document ; elle ne répond pas encore à la question de son absence de transmission à d’autres autorités. [S1] [S2]
Selon la BBC, la lettre avait été écrite par Roslyn Loveless, première épouse de Thomas Markle, décédée en 2024. Meghan a déclaré la semaine précédente qu’elle contenait des accusations troublantes contre son père et qu’elle pensait qu’elles faisaient l’objet d’une enquête. La BBC rapporte également que la police aurait dû demander une copie aux Sussex, faute d’en avoir conservé une. Ce dernier point reste présenté comme une information rapportée, distincte de la reconnaissance explicite de la non-transmission. [S3]
Une saisine n’est pas une conclusion
La démarche de la Met ne signifie pas, à elle seule, qu’une enquête indépendante est déjà ouverte. L’IOPC explique qu’à réception d’un signalement, il évalue la nécessité d’enquêter et choisit les modalités appropriées. Il peut notamment renvoyer le dossier au service concerné ou décider d’une investigation. Dans cette affaire, les sources consultées établissent la saisine volontaire, mais ne précisent pas encore la décision de l’organisme sur la suite à donner. [S1] [S3] [S5]
La Met annonce parallèlement vouloir transmettre les accusations figurant dans la lettre aux autorités étrangères compétentes. Selon sa déclaration reprise par la BBC et le Standard, cette procédure est engagée et doit être achevée « dans les prochains jours ». Les destinataires ne sont pas nommés et l’achèvement de ces transmissions n’est pas confirmé dans ces publications. [S2] [S3]
Aux Philippines, une enquête distincte
Cette remise en question du traitement policier intervient alors que Thomas Markle Jr affirme avoir découvert des images d’abus sexuels sur mineurs dans les affaires de son père, à son ancien domicile aux Philippines. Il dit avoir alerté la police locale et le FBI. L’Independent rapporte que les autorités philippines ont obtenu, le 29 octobre, un mandat permettant d’examiner des appareils saisis. Thomas Markle Sr nie fermement avoir détenu de telles images. Les accusations de son fils ne constituent donc pas des faits judiciairement établis. [S1] [S2] [S3]
Il faut distinguer ces investigations du contrôle britannique : l’une concerne les éléments récemment signalés aux Philippines ; l’autre, les décisions prises par la police londonienne à propos d’un courrier de 2019. Les sources ne permettent pas d’établir que les accusations contenues dans cette lettre correspondaient précisément aux éléments aujourd’hui examinés aux Philippines. Les réunir en un seul dossier pénal serait prématuré. [S1] [S2] [S3]
Responsabilité policière et choix personnels
Pour Meghan, le courrier a aussi eu des conséquences personnelles : selon la BBC, elle a expliqué que son contenu justifiait sa décision de ne pas rendre visite à son père et de ne pas lui permettre de rencontrer ses enfants. Cette décision familiale doit être distinguée de l’établissement d’une culpabilité pénale. De même, informer une personne concernée ne répond pas à la question institutionnelle désormais posée : quelles suites les policiers devaient-ils donner aux accusations reçues ? Le contrôle annoncé doit éclairer leurs décisions, sans préjuger de la véracité des faits reprochés à Thomas Markle. [S3] [S5]
Quellen
- The IndependentMet Police refers itself to watchdog over handling of Thomas Markle allegations
- The StandardMet refers itself to police watchdog over action on letter about Meghan’s father
- BBC NewsMet refers itself to police watchdog over letter about Meghan's father
- Independent Office for Police ConductInvestigations