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Fusillade au collège d’Aubagne : le parquet antiterroriste saisi, la piste numérique au cœur de l’enquête

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Image accompagnant « Tirs de fusil de chasse dans un collège d'Aubagne: le parquet antiterroriste se saisit de l'enquête ».

Le parquet national antiterroriste a repris, mardi 13 octobre, l’enquête sur les tirs qui ont blessé le principal et une enseignante du collège Joseph-Lakanal d’Aubagne la veille. L’exploitation des supports numériques du suspect de 14 ans fait apparaître, selon le parquet, une probable adhésion à la mouvance « True Crime Community ». Ses motivations précises restent à établir. [S4] [S7] [S8]

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé mardi 13 octobre 2026 se saisir de l’enquête sur la fusillade survenue la veille au collège Joseph-Lakanal d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône. Sud Ouest, franceinfo et BFMTV rapportent la même évolution judiciaire : les investigations numériques concernant l’élève de 14 ans soupçonné des tirs ont conduit à examiner son possible ancrage dans une mouvance glorifiant les tueries de masse. Le principal et une enseignante ont été blessés. [S4] [S7] [S8]

Deux blessés et un adolescent interpellé

L’attaque s’est produite lundi 12 octobre, vers 9 h 25, selon Sud Ouest. L’adolescent, scolarisé en troisième dans l’établissement, est soupçonné d’avoir ouvert le feu avec un fusil de chasse avant d’être désarmé et maîtrisé par le conseiller principal d’éducation, puis interpellé. Le pronostic vital des deux victimes n’est pas engagé. Une dépêche Reuters publiée mardi confirme le lieu, l’âge du suspect et le bilan de deux blessés. [S4] [S10]

Franceinfo précise que le collégien est suspecté d’avoir tiré en direction du principal et de trois professeures. Cette information porte sur les personnes visées et ne signifie pas que toutes ont été blessées : le bilan rapporté par les autres médias demeure celui du chef d’établissement et d’une enseignante touchés. Le collège est resté fermé aux élèves mardi. [S7] [S4] [S8]

Pourquoi l’antiterrorisme reprend le dossier

Le Pnat intervient après le dessaisissement du parquet de Marseille et poursuit les investigations en flagrance. L’enquête porte sur des tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, une association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes et des infractions à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste. Les investigations sont confiées à la Sous-direction antiterroriste, chargée de la coordination, à la DGSI et à la Direction zonale de la police nationale Sud. [S4] [S8]

L’élément déterminant avancé par le parquet est l’exploitation des supports numériques du mineur. D’après son communiqué, cité par plusieurs médias, les premiers résultats mettent en évidence une « probable adhésion » à la True Crime Community (TCC), ainsi qu’un lien entre l’action commise dans le collège et cette idéologie. Cette formulation reste celle d’une appréciation des enquêteurs à ce stade, et non d’une conclusion judiciaire définitive sur les responsabilités du suspect. [S4] [S7] [S8]

Le parquet décrit la TCC comme un ensemble de communautés numériques glorifiant les auteurs de tueries de masse et pouvant inciter à la violence extrême. Les articles consultés ne détaillent toutefois ni les contenus retrouvés sur les supports du collégien, ni ses échanges éventuels, ni le rôle précis qu’ils auraient joué dans la préparation des tirs. L’existence de complices n’y est pas établie. [S4] [S7] [S8]

Les motivations et l’accès à l’arme restent à éclaircir

La piste idéologique s’ajoute aux informations recueillies sur un possible désir de vengeance. BFMTV rapporte que l’adolescent a exprimé des regrets et parlé de vengeance contre le personnel du collège. Franceinfo, citant une source proche du dossier, indique qu’il vivait mal sa scolarité, avait déjà été convoqué à plusieurs reprises et ne souhaitait pas s’en prendre aux élèves. Ces éléments sont attribués aux informations des rédactions, et non présentés comme les conclusions du communiqué du Pnat. [S7] [S8]

La vengeance évoquée et la probable adhésion décrite par le parquet ne permettent pas, à elles seules, de déterminer comment s’articuleraient les motivations personnelles et l’influence de contenus numériques. Dans sa dépêche de mardi à 14 h 43, Reuters souligne encore que les motivations sont inconnues. Le parquet annonce de son côté des précisions à l’issue de la garde à vue, dont BFMTV rapporte la prolongation mardi. [S10] [S4] [S8]

L’accès au fusil constitue un autre volet de l’enquête. Les deux parents du mineur ont été placés en garde à vue lundi afin de comprendre comment il avait pu se retrouver en possession de cette arme, selon les déclarations du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez rapportées par Sud Ouest. Les informations disponibles ne permettent pas de leur attribuer une responsabilité pénale ni de préciser les conditions exactes dans lesquelles le fusil a été obtenu. [S4]

Les sources

  1. Sud Ouest · Fusillade au collège d’Aubagne : le parquet antiterroriste se saisit de l’enquête, l’adolescent appartiendrait à la mouvance « True Crime Community »
  2. franceinfo · Le Parquet antiterroriste se saisit de l'enquête au lendemain des tirs dans un collège à Aubagne
  3. BFMTV · Tirs de fusil de chasse dans un collège d'Aubagne: le parquet antiterroriste se saisit de l'enquête
  4. Reuters, publié par Boursorama · France-Le parquet antiterroriste se saisit de l'enquête sur les tirs au collège d'Aubagne
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