· Synthèse Prisme
Affaire Mia : Rémy Daillet condamné à six ans de prison ferme et maintenu en détention
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Rémy Daillet, jeudi 15 octobre 2026, à six ans de prison ferme dans le procès portant sur l’enlèvement de Mia et un projet de renversement du gouvernement. Le tribunal a retenu une altération de son discernement. La défense contestait notamment la qualification terroriste et demandait la relaxe. [S2] [S4] [S5]
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Rémy Daillet a été condamné, jeudi 15 octobre 2026, à six ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris, avec maintien en détention. Le Matin, Nice-Matin et Libération rapportent la même décision, également confirmée par le journaliste de franceinfo présent à l’audience. Le procès portait sur l’enlèvement de Mia en 2021 et sur la préparation d’un projet de renversement du gouvernement. [S1] [S2] [S3] [S4] [S5]
Une peine inférieure aux réquisitions
Le parquet national antiterroriste avait demandé sept ans de prison contre Rémy Daillet pour association de malfaiteurs terroriste et complicité de séquestration de mineur. Selon L’Est Républicain, il réclamait également une période de sûreté des deux tiers. Les comptes rendus consultés ne précisent pas si une période de sûreté accompagne la peine finalement prononcée. Il importe donc de distinguer les demandes de l’accusation du contenu connu du jugement. [S3] [S4] [S5]
Franceinfo apporte une précision sur la décision : le tribunal a retenu l’altération du discernement mise en évidence par une expertise psychiatrique. Cette appréciation n’a pas empêché une condamnation à de la prison ferme. En revanche, le compte rendu ne détaille pas son incidence exacte sur le calcul de la peine ni l’ensemble des motifs retenus par les juges. [S4]
L’enlèvement d’une enfant au cœur du dossier
Mia, âgée de huit ans au moment des faits, avait été enlevée en 2021 au domicile de sa grand-mère, chez qui elle avait été placée. Le reportage d’ICI consacré à l’interrogatoire de Rémy Daillet rappelle cette situation. L’Est Républicain rapporte que plusieurs prévenus avaient été convaincus à distance d’enlever la fillette pour la remettre à sa mère, Lola M. [S6] [S5]
Selon l’accusation, l’opération devait aussi permettre à Rémy Daillet d’aguerrir son groupe en vue d’un renversement du gouvernement. Le prévenu présentait, pour sa part, l’enlèvement d’enfants placés comme une « restitution » aux parents et une obligation citoyenne face à des placements qu’il jugeait abusifs. Ces justifications sont les siennes : elles ne constituent pas une constatation judiciaire du caractère abusif du placement de Mia. [S5]
La défense contestait le passage des paroles aux actes
L’avocat de Rémy Daillet, Me Dylan Slama, avait plaidé la relaxe en demandant de distinguer les propos de son client des actes qui lui étaient reprochés. Il contestait la qualification terroriste et décrivait le projet de renversement de l’État, baptisé Azur, comme irréalisable. Il soutenait également que son client n’avait pas contraint les autres prévenus à agir. L’Est Républicain rapporte toutefois un versement de 3 000 euros de Rémy Daillet à l’un d’entre eux pour l’enlèvement. [S5]
Le débat entre accusation et défense concernait ainsi la responsabilité personnelle de Rémy Daillet dans des actions concrètes, et pas seulement la teneur de ses opinions. D’un côté, l’accusation soutenait que l’enlèvement s’inscrivait dans un projet organisé ; de l’autre, la défense contestait la portée opérationnelle et terroriste de ce projet. Les éléments publiés ne permettent pas de restituer précisément la réponse du tribunal à chacun de ces arguments. [S4] [S5]
Des conséquences différentes selon les prévenus
La mère de Mia a été condamnée à deux ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis probatoire, assortis d’une obligation de soins. Plusieurs autres prévenus ont reçu des peines présentées comme aménageables sous bracelet électronique. Robert K., qui réside aux États-Unis et était absent à l’audience, a été condamné à deux ans de prison avec mandat d’arrêt. Ces décisions distinguent donc les situations individuelles, sans que les premiers articles donnent le détail complet des peines et de leurs motivations pour chacun. [S1] [S2] [S5]
Les sources convergent sur la peine de Rémy Daillet et son maintien en détention. Plusieurs comptes rendus reprennent cependant des informations de l’AFP, tandis que franceinfo apporte un témoignage journalistique depuis l’audience. Aucun des articles consultés n’annonce un éventuel appel : à ce stade, ils ne permettent pas de présenter la condamnation comme définitive. [S1] [S3] [S4] [S5]
Les sources
- Le MatinRémy Daillet condamné à six ans de prison
- Nice-MatinEnlèvement de la petite Mia : Rémy Daillet, instigateur d’un groupuscule d’ultradroite et complotiste, condamné à six ans de prison
- LibérationRémy Daillet, gourou complotiste d’extrême droite, condamné à six ans de prison
- franceinfoRémy Daillet, chef présumé d'un groupuscule d'ultradroite, condamné à six ans de prison ferme, le tribunal ordonne son maintien en détention
- L’Est RépublicainParis. Enlèvement de Mia, projet de coup d'État : Rémy Daillet condamné à six ans de prison
- ICI — Radio FranceProcès de Rémy Daillet : après avoir longtemps gardé le silence, le principal accusé se livre