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Cinéma du 14 octobre : « Minotaure » salué, « Les Misérables » contestés, « Le Corset » rassemble

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Image accompagnant « “Minotaure”, “Le Corset”, “Les Misérables”, “Low expectations”… Les sorties ciné de la semaine ».

Les critiques des sorties du 14 octobre 2026 convergent autour du « Corset » et du « Jour de son retour », mais réservent des accueils différents aux « Misérables » de Fred Cavayé. Avec « Minotaure », la discussion porte aussi sur les liens entre violence intime et pouvoir politique. Regards croisés sur les films de la semaine. [S1] [S2] [S3] [S4]

Les sélections de Libération, du Nouvel Obs, de Slate et des Inrockuptibles concernent bien la même semaine cinématographique, celle du 14 octobre 2026. Elles dessinent plusieurs pistes pour le spectateur : l’animation du « Corset », les conversations du « Jour de son retour », le drame russe de « Minotaure » et une nouvelle adaptation des « Misérables ». Leur présence dans plusieurs sélections ne signifie toutefois pas un accord sur leur réussite. [S1] [S2] [S3] [S4]

« Les Misérables » : l’efficacité contre la portée politique ?

C’est le principal point de friction. Le film de Fred Cavayé, avec Vincent Lindon en Jean Valjean et Tahar Rahim en Javert, reçoit trois étoiles sur cinq dans Le Nouvel Obs. Libération le déconseille nettement : Sandra Onana lui reproche notamment un contresens politique. Dans Slate, Jean-Michel Frodon formule une objection voisine : il ne conteste pas la liberté d’adapter Hugo, mais estime que cette version affaiblit la dimension politique et sociale du roman au profit d’une approche psychologique et familiale. Ces appréciations sont celles des critiques, non un constat unanime. [S1] [S2] [S3]

Les Inrockuptibles apportent une nuance utile. Olivier Joyard reconnaît au réalisateur une clarté des enjeux et des émotions, particulièrement dans les scènes consacrées à Fantine, Marius et Cosette. Il juge néanmoins que cette efficacité finit par neutraliser la portée politique de l’ensemble. Le désaccord porte donc autant sur la réalisation que sur ce qu’une adaptation choisit de transmettre : un récit immédiatement lisible ou une force de révolte que plusieurs critiques estiment ici perdue. [S4]

« Minotaure » : des responsabilités intimes sous pression politique

Le distributeur Les Films du Losange confirme la sortie de « Minotaure » le 14 octobre, sa durée de 2 h 20 et son scénario inspiré de « La Femme infidèle » de Claude Chabrol. Andreï Zviaguintsev situe l’histoire en Russie, en 2022, autour de Gleb, un chef d’entreprise dont la vie familiale et professionnelle bascule dans la violence. Le film a reçu le Grand Prix du Festival de Cannes 2026. [S5]

Les lectures critiques se rejoignent sur l’articulation entre crime privé et contexte politique, sans employer exactement la même grille. Libération parle d’allégorie de la dégradation morale de la Russie poutinienne. Dans Les Inrockuptibles, Jean-Baptiste Morain salue la précision du récit et la représentation d’un environnement favorisant l’impunité. Jean-Michel Frodon, dans Slate, refuse pour sa part de réduire le film à une métaphore : il y voit une mise en tension de deux crises différentes par leur nature et leur ampleur. [S1] [S3] [S4]

Cette distinction importe pour la question de la responsabilité individuelle. Dans le récit décrit par Slate, les pressions exercées sur les entreprises pour envoyer des employés au front se mêlent aux manœuvres personnelles de Gleb. Le contexte autoritaire n’efface donc pas ses choix : il devient aussi un moyen dont il peut se servir. Il s’agit ici de la construction dramatique du film, pas d’une enquête documentaire sur ces pratiques. [S3]

« Le Corset » et « Le Jour de son retour » : deux voies vers l’autonomie

« Le Corset », film d’animation de Louis Clichy, bénéficie d’un accueil favorable dans plusieurs sélections. Libération souligne l’émancipation par la musique d’un garçon portant une prothèse ; Le Nouvel Obs lui attribue quatre étoiles sur cinq. Les Inrockuptibles apprécient particulièrement la manière dont la scoliose du jeune héros influence la mise en scène. Leur critique trouve le récit d’apprentissage classique, mais émouvant, et relève une représentation du milieu rural qui ne se limite pas à ses traditions contraignantes. [S1] [S2] [S4]

Avec « Le Jour de son retour », Hong Sang-soo filme une actrice interviewée par trois journalistes. Libération recommande cette exploration de la rencontre. Les Inrockuptibles insistent sur les rapports de force subtils qui traversent les politesses et les échanges. Ces deux lectures se complètent : derrière un dispositif simple, le film interroge la manière de se raconter face aux attentes d’autrui, sans réduire la conversation à une opposition entre domination et harmonie. [S1] [S4]

Le documentaire et la reprise complètent le choix

« Qui vit encore », de Nicolas Wadimoff, recueille les témoignages de neuf Palestiniens réfugiés en Afrique du Sud. Libération le recommande, tandis que Le Nouvel Obs lui accorde trois étoiles sur cinq. Slate décrit un dispositif où des marques au sol représentent les lieux de vie quittés : les expériences individuelles occupent ainsi le centre du film. Autre proposition, d’une nature différente : « La Porte des dieux », de Toon Wang, est une reprise, et non une nouveauté. Le Nouvel Obs annonce le retour en salle de ce thriller taïwanais de 2002 le même 14 octobre. [S1] [S2] [S3]

Les sources

  1. Libération · «Les Misérables», «Minotaure», «le Jour de son retour»... Nos critiques des sorties cinéma de la semaine
  2. Le Nouvel Obs · « Le Corset », « les Misérables », « Minotaure »… Les films à voir (ou pas) cette semaine
  3. Slate.fr · À voir au cinéma: «Minotaure», «Qui vit encore», «Le Jour de son retour», «La Porte des dieux»
  4. Les Inrockuptibles · “Minotaure”, “Le Corset”, “Les Misérables”, “Low expectations”… Les sorties ciné de la semaine
  5. Les Films du Losange · Minotaure
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