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Céline Amaudruz candidate au Conseil fédéral : le premier obstacle sera le ticket UDC

La conseillère nationale genevoise a annoncé jeudi sa candidature à la succession de Guy Parmelin. Elle doit désormais convaincre le groupe UDC, qui désignera son ticket le 20 novembre, avant l’élection du 9 décembre. Son expérience parlementaire et son ancrage romand sont mis en avant, mais sa candidature suscite aussi des critiques dans son camp. [S1] [S4] [S5]

Image accompagnant « Course au Conseil fédéral: Céline Amaudruz annonce sa candidature au Conseil fédéral ».

Céline Amaudruz se lance officiellement dans la course au Conseil fédéral. La conseillère nationale genevoise, vice-présidente de l’UDC Suisse, a annoncé jeudi matin à Genève vouloir succéder à Guy Parmelin, qui quittera le gouvernement à la fin de l’année. Le Temps, Watson, Blick et Le Matin rapportent la même annonce. À ce stade, il s’agit d’une candidature à la succession, pas encore d’une désignation par son parti. [S1] [S4] [S5] [S6]

Une décision personnelle, un choix encore collectif

«Ma décision est mûrement réfléchie», a déclaré Céline Amaudruz, expliquant avoir échangé avec son époux, ses proches et les responsables de son parti. Âgée de 47 ans et élue au Conseil national depuis 2011, elle met en avant son expérience et affirme mesurer les exigences de la fonction. Le Matin relève sa volonté affichée de gouverner dans l’écoute et la collaboration : une intention revendiquée par la candidate, non une appréciation déjà établie de son aptitude à exercer cette responsabilité. [S1] [S4] [S6]

L’annonce a eu lieu à l’hôtel Warwick, près de la gare de Cornavin, en présence de Lionel Dugerdil, président de l’UDC genevoise. Le récit de Marc Bretton, publié dans 24 heures et la Tribune de Genève, précise que Thomas Aeschi, président du groupe parlementaire UDC, a évoqué un ticket à deux sans garantir sa composante féminine ou romande. Ces deux publications reprennent le même reportage et ne constituent donc pas deux confirmations indépendantes. [S2] [S3]

Trois échéances, deux niveaux de décision

Selon Watson, Céline Amaudruz est la première personnalité à officialiser sa candidature pour cette succession. Les candidatures UDC peuvent être déposées jusqu’au 23 octobre. Le groupe parlementaire désignera son ticket le 20 novembre, puis l’Assemblée fédérale procédera à l’élection le 9 décembre. L’obstacle immédiat est donc interne au parti : obtenir son soutien avant de chercher une majorité au Parlement. [S1] [S4] [S5]

Le choix final appartient aux parlementaires, et non directement aux citoyens. La procédure officielle prévoit un vote à bulletins secrets et une élection à la majorité absolue des suffrages valables. Le ticket d’un parti constitue une recommandation politique, pas une limitation juridique du choix : toute personne éligible peut recevoir des voix lors des deux premiers tours. L’investiture UDC serait ainsi un appui important, sans garantir l’élection. [S7]

L’atout romand ne vaut pas garantie

Le Temps présente Céline Amaudruz comme une carte majeure de l’UDC romande pour conserver une présence de ce côté-ci de la Sarine. Blick estime qu’elle pourrait être la seule francophone en lice pour le parti. Mais la compétition reste ouverte : Watson rapporte le renoncement de la conseillère aux États Esther Friedli et indique que la décision de la conseillère d’État zurichoise Natalie Rickli demeure attendue au moment de l’annonce. [S1] [S4] [S5]

La représentation des langues et des régions n’est pas un simple argument de campagne : le Parlement doit veiller à leur représentation équitable, rappelle la Confédération. Cette exigence ne réserve toutefois pas automatiquement le siège sortant à une personne francophone, aucune règle plus précise n’étant prévue. L’origine genevoise de la candidate constitue donc un élément du choix, pas un droit à la succession. [S7]

Des positions à examiner au-delà des étiquettes

Le Matin souligne sa fidélité à la ligne UDC sur l’immigration, les relations avec l’Union européenne et la fiscalité. Blick complète ce portrait par ses engagements pour l’égalité salariale, une meilleure prise en compte du non-consentement par les juges et le remboursement de l’avortement par l’assurance de base. Ces sujets touchent concrètement à l’autonomie, à la protection des personnes et au financement collectif des soins. Les articles consultés ne détaillent cependant pas un programme gouvernemental permettant d’en évaluer les mesures ou les coûts. [S5] [S6]

Blick rapporte également des critiques internes et relaie le jugement d’un éditorialiste de la Weltwoche la qualifiant de «poids plume». Il s’agit d’une opinion hostile, non d’un fait démontré sur ses compétences. Le journal évoque aussi les discussions suscitées par sa situation de mère de jeunes enfants, sans établir qu’elle empêcherait l’exercice de la fonction. L’enjeu politique reste sa capacité à convaincre sur ses choix et ses responsabilités publiques : ni sa place sur le ticket ni une majorité parlementaire ne sont acquises. [S2] [S5]

Les sources

  1. Le Temps«Ma décision est mûrement réfléchie»: Céline Amaudruz se lance dans la course au Conseil fédéral
  2. 24 heuresCourse au Conseil fédéral: Céline Amaudruz annonce sa candidature au Conseil fédéral
  3. Tribune de GenèveCourse au Conseil fédéral: Céline Amaudruz annonce sa candidature au Conseil fédéral
  4. Watson — françaisCéline Amaudruz se lance dans la course au Conseil fédéral
  5. Blick francophone«Poids plume»? Céline Amaudruz part à l’assaut du Conseil fédéral
  6. Le MatinCéline Amaudruz se lance dans la course au Conseil fédéral
  7. Confédération suisse — Conseil fédéralÉlection du Conseil fédéral
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